SANTÉ PUBLIQUE. Les tiques infectées par la bactérie responsable de la maladie de Lyme continuent à gagner du terrain partout en Mauricie et au Centre-du-Québec, si bien que l’ensemble du territoire est désormais considéré comme une zone endémique.
Selon la carte de la zone d’endémicité de la maladie de Lyme produite par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), l’ensemble du territoire de la Mauricie et du Centre-du-Québec est classé dans la catégorie des régions à risque significatif, identifié en orange. Cela signifie notamment qu’au moins trois cas humains ont été déclarés et acquis localement au cours des cinq dernières années ou qu’au moins 23 tiques Ixodes scapularis d’origine humaine en surveillance passive ont été recensées au cours des cinq dernières années.
Sans donner de nombre précis, la Direction de la santé publique de Santé Québec Mauricie-et-Centre-du-Québec – Universitaire, indique que le nombre de personnes atteintes de la maladie de Lyme a augmenté en 2025. Pour donner une idée, d’après les données de l’INSPQ, 29 cas de maladie de Lyme et d’anaplasmose ont été déclarés en 2024 sur le territoire.
Rappelons que la MRC de Drummond est considérée comme une zone endémique depuis 2023.
Certaines personnes sont plus à risque d’être en contact avec des tiques, telles que :
Les enfants, comme ceux qui fréquentent les camps de jour;
Les personnes qui entretiennent leur terrain ou qui pratiquent des activités de plein air;
Les travailleurs qui passent beaucoup de temps à l’extérieur, comme certains employés municipaux.
Après une piqûre, un traitement préventif peut être offert en pharmacie pour les personnes ayant été mordues dans une zone endémique. C’est ce qu’on appelle de la prophylaxie post-exposition (PPE). Les critères d’accès à la PPE sont :
La tique est accrochée depuis 24 h ou plus;
La tique a été retirée depuis moins de 72 h et la piqûre a eu lieu dans une zone endémique;
Il n’y a pas de contre-indication à la prescription de l’antibiotique par le pharmacien.
Conseils de prévention
Pour éviter tout risque, il est conseillé de marcher dans les sentiers et éviter les herbes hautes, d’utiliser un chasse-moustiques à base de DEET ou d’icaridine sur les parties exposées du corps, tout en évitant le visage, ainsi que de porter des vêtements longs, de couleur claire, un chapeau et des souliers fermés.
Même si une municipalité ne fait pas partie des zones endémiques, il existe tout de même un risque de présence de tiques infectées pouvant transmettre la maladie de Lyme partout dans la province, indique la Direction de la santé publique dans une communication transmise aux parents d’élèves fréquentant un des établissements du Centre de services scolaire des Chênes. Il est donc recommandé d’appliquer les mesures de prévention, peu importe l’endroit où l’on se trouve.
Les tiques vivent dans les forêts, les boisés et les herbes hautes, mais aussi dans les jardins, les aménagements paysagers et les amas de feuilles mortes.