C’est une difficulté que connaissent de nombreuses femmes ayant un traitement au long cours : faut-il arrêter les médicaments avant d’être enceinte pour protéger le fœtus, et prendre le risque de voir la maladie et ses méfaits revenir en force ? Ou faut-il prendre le risque et poursuivre le traitement, pour que la maladie demeure sous contrôle ?

Une énorme base de données

Pour ce qui est des antidépresseurs, plusieurs études ont pu générer des inquiétudes, suggérant un lien entre la prise de ces médicaments durant la grossesse et la survenue d’événements chez le fœtus une fois enfant.

Une nouvelle étude, très vaste, vient visiblement apaiser ces inquiétudes. Parue dans le Lancet Psychiatry (Source 1), cette méta-analyse regroupe pas moins de 37 études, portant sur 648 626 grossesses exposées aux antidépresseurs, et 24 967 806 grossesses non exposées. Autant dire qu’il y a énormément de données, de quoi garantir des résultats robustes.

Et les résultats sont plus que rassurants, puisque les auteurs concluent qu’il existerait une faible association entre le recours aux antidépresseurs chez la femme enceinte et le risque de trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ou de trouble du spectre autistique (TSA) chez l’enfant issu de cette grossesse sous antidépresseur. En outre, et c’est capital : cette association « s’atténue ou devient non significative après ajustement…

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