Face à Rachel Brosnahan et Nicholas Hoult, le prometteur jeune premier David Corenswet se glisse sous le costume de Superman. Spectaculaire, ce concentré d’optimisme relance le mythe du bienfaiteur venu de Krypton. Une nouvelle version qui s’inscrit dans un monde très actuel.
En quatre-vingt-dix ans d’existence, le plus célèbre superhéros que la Terre ait connu s’est souvent invité sur les grands et petits écrans. Après Christopher Reeve, Dean Cain (à l’époque en concurrence avec une autre star de série), Tom Welling – qui a changé de vie, ou bien sûr Henry Cavill, le petit nouveau David Corenswet enfile à son tour ce costume si lourd à porter. Quelque part en Europe de l’Est, Superman vient d’empêcher la Boravie d’envahir le Jarhanpur. Cette intervention le place sous le feu des critiques, ce dont le fourbe milliardaire Lex Luthor (Nicholas Hoult) veut profiter…
Un Superman bien moins sombre que celui de Henry Cavill
Le réalisateur James Gunn connaît l’univers des comics comme sa poche. Transfuge de l’écurie concurrente Marvel, il a pleinement conscience de la fatigue des spectateurs pour le règne de l’élasthanne. Il fait donc intelligemment débuter son Superman en plein milieu de l’action et évite les passages obligés. Des méta-humains (des êtres doués de superpouvoirs) vivent sur Terre depuis trois siècles et le plus puissant d’entre eux sauve officiellement le monde depuis trois ans. Le papa de la trilogie Les Gardiens de la Galaxie prend le contre-pied total des récentes aventures très sombres du Kal-El version Henry Cavill. Dans un monde cynique en proie à la désinformation, le dernier fils de Krypton personnifie plus que jamais la bonté et l’espoir.
Superman : la romance entre Clak Kent et Lois Lane centrale dans le nouveau film de James Gunn
Ne vous fiez pas à la ressemblance étrange entre David Corenswet et son prédécesseur. Ce Superman tient davantage de Christopher Reeve par sa naïveté et sa candeur. Il a même ressorti son plus beau slip rouge ! Clark Kent trouve en la fabuleuse Mme Rachel « Maisel » Brosnahan une Lois Lane à qui parler. La relation entre les deux journalistes n’en est qu’à ses balbutiements et offre de jolis moments de romance. James Gunn n’en néglige pas pour autant l’essence spectaculaire du récit. La profusion des personnages secondaires et l’esthétique très colorée nous font parfois frôler l’indigestion. Mais on se laisse emporter par cette sincérité décomplexée. Le cinéaste annonce la couleur de son nouvel univers cinématographique DC. Place à la cousine de l’Homme d’acier, Supergirl, en juin 2026 sur les écrans.