« L’endométriose touche une femme sur dix, mais à des degrés différents », annonce Ségolène Le Reun, praticien hospitalier et gynécologue, qui présente l’exposition itinérante, actuellement à l’hôpital de Landerneau. Considérée comme un handicap invisible, l’endométriose est une maladie chronique multisymptomatique, qui toucherait entre 15 000 et 20 000 femmes dans le Finistère.

Créée par l’association Endobreizh, grâce aux dons reçus en 2024, l’exposition itinérante circule depuis deux ans en Bretagne. Installée pour une semaine dans l’accueil du Centre hospitalier Ferdinand-Grall, « pour les professionnels et le grand public », elle vise à favoriser les connaissances sur cette maladie connue depuis l’Antiquité mais longtemps invisibilisée. « Il y a un homme qui a pris en photo les panneaux pour les montrer à sa fille. Et des personnes qui nous remercient de les représenter », raconte Marie-Paule Bernicot, coordinatrice de l’association Endobreizh

Un groupe d’experts

Pour le centre hospitalier, l’exposition sert aussi de passerelle vers les services spécialisés. « Aujourd’hui, on propose des parcours de soins avec une prise en charge graduée pour éviter les errances médicales. Les services communiquent entre eux pour que la prise en charge soit personnalisée et réalisée par un groupe d’experts », explique Ruth M’Bwang-Seppoh, chef du service de gynécologie-obstétrique. L’état actuel des recherches ne permettant pas de guérir l’endométriose, les offres de soin se concentrent sur l’atténuation et le soulagement des symptômes.

Un service de proximité

Des IRM (Imagerie par résonance magnétique) pelviennes à la sexologie ou la chirurgie, les services du centre hospitalier de Landerneau assurent la prise en charge presque totale de la maladie, à partir du déclenchement des règles et pendant la ménopause. « Il est important d’avoir une prise en charge de proximité, avec des professionnels formés. Ça ne sert à rien de congestionner les grands centres », insiste Marie-Paule Pernicot.

Si l’endométriose n’est pas la cause de toutes les douleurs de règles, la coordinatrice d’Endobreizh affirme que c’est « le premier symptôme qui va amener à consulter. L’objectif est donc d’en parler et d’arrêter de penser que c’est normal ».

Pratique

Permanence du docteur Ségolène Le Reun jeudi 25 juin 2026, de 14 h à 17 h, pour échanger et renseigner sur le sujet.