Voir les 6 photos
Belle pour longtemps. 3/3 – De 20 à 70 ans et plus, on affiche désormais une beauté révélatrice de chaque chapitre de sa vie. Pour optimiser les effets du temps, des experts nous aident à adapter notre alimentation et nos routines cosméto et forme.
Le conseil forme de Céline Roy
«Passé 60-65 ans, l’objectif est de rester l’architecte de sa propre autonomie en travaillant la posture, le renforcement musculaire et l’équilibre. On lutte contre la gravité qui tend à nous replier sur nous-même. Et surtout, on pratique tous les jours. À cet âge, on a besoin de répétitions. On augmente massivement le renforcement musculaire pour contrer la sarcopénie (fonte des muscles). On maintient un cardio d’endurance mais à rythme doux (marche active). On ajoute également un ingrédient majeur : la proprioception (l’équilibre). On travaille la mobilité des mains et des pieds, souvent oubliés mais essentiels à la liberté de mouvement. Enfin, on étire la chaîne postérieure et on mobilise les articulations (hanches, épaules) pour éviter que les fascias ne s’assèchent. On cherche l’autograndissement pour ne pas se laisser enfermer dans la vieillesse, mais au contraire rester ouvert et mobile.»
Le conseil nutrition d’Émilie Steinbach
«En France, on vit en moyenne jusqu’à 83 ans. Mais statistiquement, pendant les dix ou quinze dernières années, on souffre d’au moins une maladie chronique, parfois plusieurs. Ça peut être un diabète de type 2, des troubles cardiovasculaires, mais aussi des choses plus invalidantes comme la maladie d’Alzheimer… Bien sûr, tous les conseils donnés pour les âges précédents sont valables. Il ne faut pas oublier que l’alimentation a aussi un impact sur le déclin cognitif, donc privilégier un régime méditerranéen. Plusieurs études ont démontré que ce dernier tend à être associé à un âge de début plus tardif de la maladie d’Alzheimer. Je recommande également un bilan sanguin plus approfondi et une nutrition personnalisée, avec un apport de protéines à ajuster selon son poids (environ deux grammes par jour par kilo de poids). Sans oublier des oméga 3, de la vitamine D… Et j’insisterais aussi sur l’importance de surveiller l’ouïe. Il s’agit d’un facteur majeur qui, en cas de déclin, isole, favorise le déclin cérébral, mais aussi l’isolation sociale et, par là, la dépression. Pour cela, il faut jouer sur la réserve cognitive, et donc entretenir un cercle riche, par exemple, en allant danser, en faisant du bénévolat ou en rejoignant un club.»
À 60 ans : on préserve plus que jamais son épiderme des méfaits du soleil, qui accentuent le relâchement cutané. Chemise et foulard Bottega Veneta. Boucles d’oreilles Monies. Mise en beauté Dior avec : Dior Forever Skin Glow 2,5N, Diorshow On Stage Crayon 099 Black, Diorshow Mascara Overvolume 090 Overblack et Dior Addict Lip Glow Oil 01 Pink.
Karina Twiss / Karina Twiss
Le conseil dermato de la Dre Marion Bourgaux
«Plus la peau avance en âge, plus elle est sensible. Il faut donc jongler entre cette sensibilité et la déshydratation en agissant de manière holistique. La base reste de bien s’hydrater, en buvant beaucoup d’eau. On mise sur des produits très doux afin de ne pas agresser davantage l’épiderme, et on applique régulièrement des masques hydratants. On peut continuer à utiliser les rétinoïdes, sans dépasser le seuil toléré par la peau (deux à trois fois par semaine semble déjà un bon rythme). Toutefois, je dirais que le plus important à cet âge-là reste de se protéger à tout prix des UV, car le relâchement cutané est en lien direct avec l’exposition solaire. On privilégie des formules SPF spécifiques antitaches. À l’application, on n’oublie ni le décolleté ni le cou, tout en insistant sur les lèvres et leurs commissures, trop souvent négligées, alors qu’il s’agit de zones très fines, sujettes aux lésions précancéreuses ou cancéreuses. »
On peut continuer à faire de petites injections de Botox bien placées afin d’éviter que les rides d’expression ne se dégradent.
Dr Alexandre Koutsomanis
Le conseil esthétique du Dr Alexandre Koutsomanis
«On bascule vers des opérations 100 % curatives pour remettre en place les tissus qui se sont naturellement dégradés. Il s’agit désormais de restauration complète des volumes au niveau des tempes, des pommettes, des sillons nasogéniens, des joues, du cou. On peut continuer à faire de petites injections de Botox bien placées afin d’éviter que les rides d’expression ne se dégradent. Il n’y a pas forcément de limite d’âge pour une opération, mais il existe des contre-indications ou des obstacles liés à l’état de santé. Il est ainsi tout à fait possible de faire un troisième lifting à une patiente de 80 ans en pleine forme, sportive, sans antécédents. À l’inverse, ce sera beaucoup plus délicat pour une femme de 75 ans qui n’aurait jamais été opérée et qui est déjà sous traitement. Le plus important selon moi ? Ne jamais dénaturer la patiente : éviter toute “surinjection”, tout “surlifting”. Bien vieillir, c’est avant tout être en harmonie avec l’image qu’on a de soi-même.»