« Ils ont été séduits par notre accueil belge, chaleureux et généreux. »

Chaque fois, des mécaniciens sont dépêchés sur place pour chouchouter les bolides. « Le vendredi 19 septembre, des motoristes Ferrari – qui travaillent sur les moteurs des F1 – sont venus manger chez nous, en toute simplicité. Rapidement, le courant est bien passé. Ils ont été séduits par notre accueil bien belge, chaleureux et généreux », se souvient Coralie Brich, qui a échangé avec eux en anglais, essentiellement.

Meya et Coralie, de la friterie, entourées par les motoristes Ferrari Carmine, Roberto, Giuseppe et Antonio.Meya et Coralie, de la friterie, entourées par les motoristes Ferrari Carmine, Roberto, Giuseppe et Antonio.Meya et Coralie, de la friterie, entourées par les motoristes Ferrari Carmine, Roberto, Giuseppe et Antonio. ©dr

Au menu des visiteurs italiens : frites, forcément, ainsi que « les boulets liégeois dont ils sont devenus fans » et des boissons houblonnées. « Ce sont de grands amateurs de bières belges ! Ils ont goûté quasi tout notre catalogue : de la Val-Dieu à la Kasteel, en passant par la Triple de Bruges, la Chouffe et la Paix-Dieu. La Chouffe, nous en avons même acheté spécialement pour eux car nous n’en avions plus de stock. Pendant le repas, nous avons forcément beaucoup parlé voitures et moteurs. » Mais pas que. « Nous avons ri, chanté et mis des chansons italiennes. C’était vraiment inattendu. Depuis, nous avons de leurs nouvelles toutes les semaines. »

La réputation de la friterie a rapidement fait le tour de l’anneau ardennais. Le lendemain, le pilote Gilles Renmans (qui vit à Gand) s’est pointé accompagné de sa femme et de son team. « Gilles est quelqu’un de très humble : il se déplace avec sa caravane et son chien sur chaque course. Le dimanche, nous étions pour notre part dans les paddocks pour assister à sa victoire sur le Trofeo Pirelli. »

Avant de quitter la Belgique, tout ce petit monde est passé faire un au revoir aux friturières. « Ils nous ont couvertes de cadeaux : des polos, des plaquettes de frein provenant d’une voiture presque unique car existant en sept exemplaires uniquement, et d’autres souvenirs ! »

Coralie Brich, notre interlocutrice.Coralie Brich, notre interlocutrice.Coralie Brich, notre interlocutrice. ©drLe dernier moteur de Michael Schumacher

De véritables liens se sont créés entre les différentes parties, au fil de ce week-end chargé en émotions. Tant et si bien que les motoristes ont invité Meya et Coralie à visiter le siège de Ferrari à Maranello (Italie), où se trouvent musée, simulateur et autodrome, avant d’assister à une corse clienti dans le coin.

« Nous allons découvrir leur métier et leur passion, chez eux. Il est prévu de voir les nouveaux moteurs de 2026, l’évolution de la marque au fil du temps, son positionnement pour le sport automobile, les clients, etc. Je sais que nous allons pouvoir apercevoir le dernier moteur utilisé par Michael Schumacher, sur lequel nos visiteurs ont d’ailleurs bossé. » Sacré programme.

Une F1 présente lors de la corse clienti de Francorchamps. En Italie, elles en verront évidemment bien d'autres.Une F1 présente lors de la corse clienti de Francorchamps. En Italie, elles en verront évidemment bien d'autres.Une F1 présente lors de la corse clienti de Francorchamps. En Italie, elles en verront évidemment bien d’autres. ©DR

Un voyage d’une semaine en tout, prévu au début du mois d’avril. Qui ne s’effectuera pas les mains vides ! Coralie Brich encore : « Nous devrons leur rapporter des bières d’abbaye, dont de l’Orval, ils l’ont demandé (sourire). De leur côté, ils sont prêts à nous faire découvrir les restaurants de viandes et petites pizzerias de la région ! » La dolce vita à l’accent belge.