REPORTAGE – Portée par un budget de 36 millions d’euros et un casting de taille, cette nouvelle adaptation du chef-d’œuvre de Victor Hugo en salle le 14 octobre promet de marier habilement aventure et psychologie.

À Bordeaux, en ce jour très ensoleillé, une odeur de poudre se répand aux abords de la place du Chapelet. Les six accès conduisant à l’église Notre-Dame ayant été coupés à la circulation, il faut franchir le barrage des régisseurs pour remonter à la source des effluves. Arrivé sur place, c’est la stupéfaction. Sous les fenêtres des hôtels particuliers du XVIIIe, une centaine de révolutionnaires déchaînés et la Garde nationale de la Monarchie de Juillet s’entre-tuent sur des barricades à coups de baïonnette, de sabre-briquet et de pistolet. Casquette noire vissée sur la tête, un homme observe la scène avec une excitation enfantine : Fred Cavayé. Pour son huitième long-métrage, l’éclectique cinéaste s’est offert le luxe de porter à l’écran un monument du patrimoine littéraire : Les Misérables.

« Lorsque l’envie est née, pendant le confinement, j’ai relu le roman de Victor Hugo, revu les adaptations qui en ont été faites et commencé à travailler sur un synopsis. L’idée n’étant évidemment…

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Le Figaro

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