Sylwia avait déposé plainte contre son beau-frère, José P. l’a également fait depuis la prison de Haren où il est incarcéré dans l’attente de son procès. « Je n’étais pas très loin d’être à la place de Sylwia », nous témoigne Marisa, qui est établie à Genève avec l’un de ses fils et son mari.
« Le coup de folie que José a eu, j’étais dans la même situation, même si je ne serais certainement pas allé aussi loin », poursuit-elle. Cette quinquagénaire partage en effet un point commun avec José et sa famille. Elle aussi a déposé plusieurs plaintes à l’encontre de J., alors qu’ils vivaient tous dans une même copropriété à Genève.
De la vuvuzela au milieu de la nuit
« Notre affaire commence en 2022, J. était notre voisin de palier. On n’a rien vu venir. Nous avons emménagé en mars et la première plainte a été déposée en septembre parce qu’il avait menacé de me gifler. On a commencé à subir du vandalisme, on mettait des vis sur le trampoline, on a jeté des déchets dans notre jardin, nos stores étaient dégradés, etc. », relate Marisa.
S’ensuivent des messages d’insultes et de menace, ainsi qu’une plainte dans laquelle J. assure que Marisa lui a roulé sur le pied en sortant avec son véhicule. Une deuxième plainte est alors déposée pour diffamation. Conjointement avec d’autres propriétaires des lieux, J. a entamé une procédure d’expropriation à l’encontre de la famille de Marisa, procédure qui serait suspendue si la quinqua retirait ses plaintes…
La raison officielle avançait pour justifier cette procédure était, entre autres, l’installation d’une caméra de surveillance à la porte d’entrée de Marisa et ledit trampoline.
« Il passait devant notre jardin en faisant des cris de poules, pour m’insulter lorsque mon mari était au travail, quand j’étais seule. Le pire, c’était pour mon fils de 7 ans, il ne dormait plus et il commençait à avoir des problèmes à l’école. J. jouait de la vuvuzela devant notre porte au beau milieu de la nuit », se remémore-t-elle.
« En décembre 2024, j’étais complètement à plat. Je me suis rendu chez un psychiatre qui m’a sauvé. Vivre tous les jours avec ça, c’est finir par tomber dans la folie. C’est ce qu’il a dû se passer avec José », estime Marisa. Sa famille a finalement pris le pli de quitter leur domicile, dont elle était propriétaire, pour s’installer ailleurs.
Les plaintes déposées entre 2022 et 2024 chez nos voisins helvètes sont toujours en cours de traitement, comme celle déposée par José P.. Nous avons tenté de joindre sans succès J., le principal intéressé.