La main tendue des États-Unis à l’Iran pour « transformer » la relation entre les deux pays

Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars par le Hezbollah, en soutien à Téhéran visé par une offensive israélo-américaine. Depuis, l’armée israélienne mène une offensive terrestre dans le sud du pays et opère dans ce qui est présenté comme une zone de sécurité d’une dizaine de kilomètres de profondeur à partir de la frontière, devant protéger les habitants du nord d’Israël.

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Liban: les dégâts estimés à 1,38 milliard de dollars, 11.000 bâtiments détruits

Le Liban, ravagé depuis début mars par une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a subi des dégâts estimés à plus d’un milliard de dollars, avec 11.000 bâtiments détruits dans le sud, selon une étude.

D’apès une « évaluation rapide » basée sur la comparaison d’images satellite de fin avril et d’octobre 2025, la facture s’élève à 1,38 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros), écrivent le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), lié au gouvernement libanais.

« Au total, 11.095 bâtiments ont été entièrement détruits, ce qui a eu un impact sur 17.891 logements, tandis que 2.242 bâtiments ont été partiellement endommagés », selon le communiqué.

Rubio se rendra à partir de mardi dans des pays du Golfe, en pleines négociations avec l’Iran

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio se rendra à partir de mardi dans trois pays du Golfe, en pleines négociations avec l’Iran, pour mettre définitivement fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le secrétaire d’Etat américain, dont ce sera le premier déplacement au Moyen-Orient depuis le début de la guerre le 28 février, se rendra aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn jusqu’à jeudi, a indiqué le porte-parole du département d’Etat, Tommy Pigott, dans un communiqué.

Les Etats-Unis suspendent leurs sanctions sur le pétrole iranien jusqu’au 21 août

Les Etats-Unis ont officiellement suspendu lundi, jusqu’au 21 août, leurs sanctions visant le pétrole iranien dans le cadre du protocole d’accord signé avec Téhéran.

« Toutes les transactions » qui étaient auparavant « interdites » concernant la production, la vente, le transport d’hydrocarbures d’origine iranienne « sont autorisées jusqu’au 21 août à 00H01 » heure de Washington, selon une licence publiée sur le site du ministère américain des Finances, qui gère les sanctions économiques.

L’annonce a fait s’enfoncer les cours du pétrole, qui étaient déjà baisse. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, s’échangeait autour de 77,80 dollars vers 14H00 GMT.

Les Etats-Unis s’étaient engagés le 18 juin à « mettre fin à tous les types de sanctions » unilatérales et internationales contre l’Iran.

« Les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques ne sont plus restreintes », s’est félicité le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, à l’issue des pourparlers avec Washington qui se sont tenus en Suisse.

Washington va s’assurer qu’un éventuel déblocage d’avoirs iraniens ne financerait pas le terrorisme

Les Etats-Unis vont s’assurer qu’un éventuel déblocage d’avoirs iraniens ne financerait pas le « terrorisme », a indiqué lundi le vice-président américain JD Vance, expliquant que le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, avait fait une proposition de mécanisme de contrôle.

La question des avoirs iraniens « n’était pas une priorité élevée pour nous » lors des pourparlers entre Téhéran et Washington mais les Etats-Unis voulaient « mettre en place un processus permettant, si nous devions un jour débloquer des avoirs iraniens, de nous assurer que cet argent iranien profite au peuple iranien et ne serve pas à financer le terrorisme », a déclaré JD Vance, devant les journalistes.

« Des bases très solides » en vue d’un accord final, selon JD Vance

Les pourparlers entre l’Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d’établir des « bases très solides » en vue d’un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance.

« Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi. L’accord final, c’est la maison. Nous en avons posé les fondations. Nous n’avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé des bases solides pour atteindre une issue favorable pour le peuple américain », a-t-il déclaré aux journalistes.

Ormuz: le trafic continue, malgré l’annonce iranienne d’une refermeture du détroit

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz se poursuivait lundi à un rythme plus soutenu qu’avant l’accord entre l’Iran et les Etats-Unis, selon des plateformes de suivi maritime, malgré l’annonce samedi par Téhéran d’une nouvelle fermeture de ce passage stratégique.

Lundi à la mi-journée (13H00 HB), la plateforme de suivi maritime Kpler décomptait déjà 15 franchissements de navires de transports de matières premières sur la matinée. Un niveau comparable à jeudi et samedi, deux jours où le trafic avait tutoyé les 30 franchissements sur la journée.

Au moins cinq autres navires, dont le franchissement n’avait pas encore été confirmé par Kpler, semblaient avoir également passé le détroit, selon leurs signaux AIS visibles sur la plateforme MarineTraffic.

Téhéran a accepté le retour d’inspecteurs de l’AIEA en Iran, annonce JD Vance

L’Iran a accepté d’inviter à nouveau des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur son territoire, a annoncé lundi le vice-président américain JD Vance au lendemain de négociations tenues en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

« Les Iraniens ont accepté d’inviter à nouveau les inspecteurs de l’AIEA. Il s’agit d’une étape majeure pour le peuple américain et d’un premier pas vers la dénucléarisation définitive, c’est-à-dire l’arrêt définitif du programme d’armement nucléaire iranien », a annoncé M. Vance, alors que l’accord signé la semaine dernière entre l’Iran et les Etats-Unis prévoit la dilution des stocks d’uranium iraniens sous supervision de l’organisation.

Le président iranien attendu mardi au Pakistan, à la suite des pourparlers avec les Etats-Unis

Le président iranien Massoud Pezeshkian se rendra mardi au Pakistan voisin, médiateur dans les pourparlers entre l’Iran et les Etats-Unis visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, selon un porte-parole de la présidence.

Cette visite, annoncée au lendemain de discussions en Suisse entre Téhéran et Washington, portera notamment sur « la poursuite des consultations » entre les deux pays, a-t-il souligné, cité par l’agence de presse gouvernementale Irna.

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Un cessez-le-feu avait été annoncé vendredi, après un précédent qui n’avait pas été respecté. L’armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire », a déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, sur fond de négociations entre l’Iran et les Etats-Unis en Suisse pour mettre fin au conflit dans la région.

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Le ministre de la Défense, Israël Katz, a en outre affirmé que les troupes israéliennes pouvaient agir « sans aucune restriction » pour « éliminer les menaces » au Liban. « Israël ne se retirera pas de la zone de sécurité au Liban », a-t-il répété.

« Israël est un agresseur et doit partir. Les Etats-Unis assument l’entière responsabilité » des actions israéliennes, a réagi Naïm Qassem. « Même si Israël multiplie ses actes criminels, nous (nous) défendrons », a-t-il assuré.

« Donald Trump vient de se faire remettre à sa place, d’une façon assez incroyable »