Freddy Horion a été condamné en 1980 pour avoir tué cinq membres d’une même famille le 23 juin 1979 à Mont-Saint-Amand, une section de la ville de Gand, ainsi que pour l’assassinat d’une commerçante polonaise la même année.

L’homme a déposé plusieurs demandes de libération conditionnelle au cours de ces 20 dernières années, sans succès. Jusqu’à ce que le TAP de Gand lui accorde pour la première fois, le 23 juin 2025, des permissions de sortie, à la condition expresse qu’elles servent à « préparer une admission résidentielle dans un centre spécialisé ».

En août dernier, le tribunal a constaté que ces démarches étaient effectivement en cours. En octobre, la mesure de faveur de surveillance électronique a toutefois été retirée en raison de « l’absence de plan de réinsertion concret et du risque associé de commettre de nouveaux faits graves ». À cette époque, Freddy Horion n’avait pas été accepté dans un centre psychiatrique de Saint-Trond. La possibilité d’intégrer des institutions similaires à Rekem et Bierbeek restait néanmoins envisageable.

Malgré l’opposition du bourgmestre de Lanaken et les craintes du parquet, son admission à Rekem a été actée. « Elle s’est déroulée sereinement en collaboration avec toutes les instances », selon l’administrateur général du centre, Johan Hellings, cité par Het Belang van Limburg.

La cour d’appel d’Anvers avait déjà jugé en 2023 que Freddy Horion devait être admis en institution psychiatrique. Elle avait assorti sa décision d’une astreinte de 1.000 euros par jour de retard dès les six mois de non-effectivité. Cette somme atteindrait donc quelque 770.000 euros à ce jour. La défense du septuagénaire n’était pas en mesure d’indiquer si Freddy Horion a ou non entamé des démarches pour réclamer cet argent.