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Différentes hypothèses viennent alors d’instinct, « mais sans fondement scientifique jusque-là », à François Verheggen, spécialiste du règne animal enseignant au sein de Gembloux Agro-Bio Tech (ULiège). « On pourrait imaginer que l’oiseau voit son reflet dans la vitre, le prend pour un rival et l’attaque, le caoutchouc servant alors d’exutoire. » Ou « je me dis aussi que ça pourrait être un mélange d’exploration et de jeu. Ils sont curieux. Le caoutchouc souple qui cède sous le bec est peut-être juste gratifiant à triturer. Vu qu’ils sont très sociaux et ont une bonne mémoire, on peut imaginer qu’ils aient vu un copain faire et reproduisent à leur tour. »
« Quand ils ont compris que c’est amusant, ils recommencent »
Florent Mage, chargé de communication à l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique, confirme la deuxième tentative d’explication. « Les corbeaux peuvent effectivement attaquer leur reflet qu’ils voient dans la vitre mais alors ils donneront plutôt des coups dans la vitre. Lorsqu’ils attaquent aux joints de la voiture ou aux essuie-glaces, c’est effectivement plutôt par jeu, qui leur sert aussi d’entrainement. Et le problème c’est que quand ils ont compris que c’est amusant, ils recommencent… »
Les corvidés ne sont pas les seuls à se défouler sur les essuie-glaces. « C’est un phénomène qui se retrouve chez plusieurs oiseaux. Par exemple le Kéa, perroquet des montagnes néozélandaises, est réputé pour ce comportement. », conclut Florent Mage. Quels sciants merles !