L’expert poursuit alors : « Mais quand les sols sont hyper secs, ce mécanisme est très réduit et cela veut dire que toute la chaleur qui va être envoyée par le soleil, va directement réchauffer les sols. Elle ne va plus être transformée par l’évapotranspiration. Et cette chaleur va directement se communiquer à l’air ambiant. » D’où des températures qui atteignent le chiffre fou de 60° sur certaines surfaces exposées en France.
Un phénomène qui est amplifié par le vent. « Ce ne sont pas des vents de tempête », relève Pascal Mormal, « mais des vents importants qui, comme un sèche-cheveux, avec cet air sec et extrêmement chaud, vont encore davantage assécher les sols mais aussi les cultures ».
Les météorologues belges interpellés par les températures des prochaines nuits: « C’est l’un des aspects qui m’inquiète le plus »La Belgique pas encore concernée
Heureusement, la Belgique est actuellement épargnée par ce phénomène. Et le météorologue a son explication : « Nous avons eu une première quinzaine de juin relativement pluvieuse. Cela a permis de conserver un certain niveau d’humidité. Par contre, dans pas mal de régions françaises, la sécheresse de surface – je dis bien de surface – est déjà installée depuis un temps plus marqué. Ces régions-là ont donc l’inconvénient d’avoir des sols très secs ».
Dans les régions françaises touchées, les dégâts peuvent être importants. « Cela touche les arbres car ils vont subir un stress épouvantable. Cela concerne aussi donc les cultures, les vergers et les vignes. Et évidemment, le pire, c’est que ce combo chaleur – sécheresse – vent peut provoquer d’importants incendies de forêts. »
Doit-on s’attendre à des températures historiques en Belgique cet été ?
Et Pascal Mormal de conclure : « A ce niveau-là, en France, on peut dire qu’on assiste à quelque chose d’historique. Nous, en Belgique, on est légèrement en marge du phénomène. Mais il faut rester prudent quand même car ce qui nous attend les prochains jours, ça va être costaud quand même. »