
Des armes étaient à portée de main. ©PDLLa découverte était particulièrement impressionnante !
Un laboratoire de conditionnement était installé dans d’anciens box à chevaux. Ces derniers se trouvaient au fond du jardin de la propriété.
La cocaïne y était extraite et recristallisée avant d’être pesée, compactée en briques d’un kilo au moyen d’une presse. Elle était aussi séchée et conditionnée sous-vide avant son écoulement sur le marché.

La drogue était extraite et conditionnée. ©PDL
De très importantes quantités de produits chimiques, deux armes de poing dont les numéros avaient été limés et une grenade offensive, prête à l’emploi, ont également été saisies.
Les mandats d’arrêt des inculpés ont été confirmés à plusieurs reprises
Les prévenus, dont plusieurs Colombiens, ont déclaré ne pas avoir été au courant de la raison pour laquelle ils avaient été embauchés sur place. d’un bracelet car il estime que son client n’était pas au courant des faits avant d’être contraint de rester.
Ils ont démenti être au courant de la raison de leur venue sur placeConfiscations de plus de 100 000 euros
Le prévenu, d’origine colombienne et naturalisé espagnol, se serait vu proposer un emploi de travailleur dans l’horeca par une connaissance colombienne. L’homme pensait venir travailler sur un chantier européen sans savoir de quel type de chantier il s’agissait.
Il serait arrivé à Amsterdam avant de se voir confisquer ses documents d’identité et son téléphone. Il aurait été emmené directement à Faimes avant d’être contraint de travailler en étant lui-même menacé tout comme sa famille.
Le parquet a requis des peines de neuf ans à l’encontre des principaux prévenus, trois personnes dont deux Liégeois et un habitant de Deurne.
Parmi ces trois personnes, Rabiée, qui a déjà écopé d’une peine de 40 mois de prison pour avoir mis sur pied des plantations de cannabis dans la région.
La magistrate a demandé au tribunal de prononcer des peines de six ans à l’encontre de Kevin, le propriétaire de la maison située à Faimes où les lieux ont été commis, cinq ans de prison contre les cuisiniers colombiens qui réalisaient les opérations pour extraire la cocaïne et quatre ans de prison à l’encontre des « surveillants », deux hommes.
La magistrate a également requis la confiscation de la maison où se sont déroulés les faits, mais aussi plus de 100 000 euros. Elle a aussi demandé au tribunal d’ordonner la confiscation d’une Rolex car celle-ci s’est révélée être une contrefaçon.