Reconnue coupable d’avoir harcelé Jeon Jungkook, l’un des chanteurs du groupe de K-pop, BTS, une Brésilienne a été condamnée par la justice sud-coréenne à l’expulsion du territoire. 

Une obsession poussée à l’extrême. Une Brésilienne a été condamnée par la justice sud-coréenne pour avoir harcelé Jungkook, star du groupe de K-pop BTS. Selon les autorités du pays, la prévenue aurait multiplié les visites devant la résidence de l’artiste située dans le district de Yongsan à Séoul, entre décembre 2025 et janvier de cette année, allant jusqu’à sonner 133 fois lors d’une de ces visites.

Jugée le 8 mai dernier devant un tribunal de la capitale pour violation de la législation sud-coréenne sur le harcèlement et l’intrusion illégale, la femme a écopé d’une peine d’un an de prison avec sursis, rapporte The Korea Daily.

Si cette décision lui permet ainsi d’éviter l’incarcération à condition de ne commettre aucune nouvelle infraction au cours des deux prochaines années, cette dernière devrait toutefois être expulsée du territoire sud-coréen, à moins qu’elle ne parvienne à faire appel avec succès du verdict.

«Un niveau d’obsession extrême»

Selon les éléments de l’enquête, cette femme, dont l’identité n’a pas été révélée, s’était rendue pour la première fois au domicile de Jungkook le 7 décembre de l’année dernière. Quelques jours plus tard, elle serait revenue sur place et aurait sonné à la porte 133 fois, un acte qui, selon le tribunal, démontrait un «niveau d’obsession extrême».

Alors qu’elle suivait un livreur de repas pour pénétrer dans la propriété par un portail latéral, cette dernière a alors été arrêtée le 13 décembre par la police avant d’être relâchée le lendemain avec un avertissement lui ordonnant de ne plus s’approcher à moins de 100 mètres de Jungkook ou de sa résidence.

Mais selon le parquet, la femme n’aurait pas respecté cette interdiction et serait revenue sur les lieux en janvier 2026 pour y déposer des lettres et des photos. Les autorités ont indiqué également qu’elle s’était présentée devant la résidence de la victime à 22 reprises en l’espace d’un mois.

Une justice jugée laxiste par les fans

Le tribunal a reconnu la gravité des agissements de la prévenue, soulignant qu’elle avait poursuivi ses comportements malgré les avertissements de la police. Il a également été précisé que Jungkook avait lui-même demandé qu’une sanction sévère soit prononcée.

Toutefois, les magistrats ont retenu plusieurs circonstances atténuantes. Ces derniers ont notamment estimé qu’aucune intention de violence physique n’avait été démontrée et que la femme semblait avoir agi dans le but «d’exprimer ses sentiments» comme elle l’avait expliqué auparavant lors de l’enquête. De plus le tribunal a pris en compte les quelque trois mois passés en détention provisoire.

Une décision qui n’a pas été accueillie de la meilleure des façons chez les fans de la star de K-pop. Nombreux d’entre eux ont estimé que le harcèlement à l’encontre du chanteur, l’intrusion dans son immeuble et la violation d’une ordonnance d’éloignement auraient dû conduire à une peine plus lourde.

Certains fans ont également exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de Jungkook. En juin de l’année dernière, déjà, une Chinoise d’une trentaine d’années avait été arrêtée alors qu’elle tentait de s’introduire par effraction chez Jungkook quelques heures seulement après la fin de son service militaire.