A Braives, l’effraction a été commise dans la nuit de vendredi à samedi dernier. « La porte du bureau a été forcée. L’alarme était en panne, précise Manu Douette, président de la zone Hesbaye-Ouest. Des vêtements de police, des gilets pare-balles, des ceinturons équipés de matraques télescopiques ont été dérobés. De plus, un coffre-fort contenant une arme a été descellé ».
À Anthisnes, où trois policiers sont habituellement basés dans l’antenne locale de la zone du Condroz, le scénario présente plusieurs similitudes. Le ou les individus ont forcé la porte principale, située sur le pignon du bâtiment, avant de pénétrer dans les locaux. L’effraction a été découverte dimanche matin. L’antenne n’est équipée ni d’un système de vidéosurveillance ni d’une alarme anti-intrusion.
Le butin y est particulièrement conséquent: quatre pistolets Glock, plusieurs chargeurs ainsi que du matériel de police (menottes, matraque, spray lacrymo) et plusieurs ceinturons ont disparu. « Manifestement, le ou les voleurs savaient exactement ce qu’ils cherchaient, les polices sont sur le pied de guerre », indique une source proche du dossier.
Des vêtements de police aussi dérobés
Les circonstances de ces deux cambriolages inquiètent d’autant plus que les auteurs ont mis la main sur des vêtements et équipements permettant potentiellement de se faire passer pour des policiers.
Les enquêteurs devront déterminer si les deux faits sont liés, une hypothèse qui paraît privilégiée à ce stade. L’affaire est désormais prise en charge à un niveau supérieur. « L’enquête est remontée au niveau de la police fédérale et du parquet », confirme encore Manu Douette.
Face à cette situation, la zone de police Hesbaye-Ouest a entrepris de renforcer la protection de ses infrastructures. « Le bâtiment va être sécurisé et la zone de police a entrepris de vérifier tous ses autres sites », conclut-il.