Deux communes, deux visions

Dans le cadre de la procédure, les communes concernées ont affiché des positions opposées. Sprimont s’est prononcée favorablement à la modification du plan de secteur, soulignant l’importance de l’exploitation pour l’économie locale ainsi que les retombées financières générées par l’activité.

À quelques kilomètres de là, Comblain-au-Pont a en revanche rendu un avis négatif. Les autorités communales ont notamment pointé les conséquences paysagères du projet et les nuisances potentielles pour les habitants de Pont-de-Scay.

Des critiques également formulées par plusieurs riverains et associations de défense de la nature et du patrimoine, inquiets des impacts environnementaux et de l’évolution du cadre de vie local.

Plus de 60 emplois concernés

Du côté du Gouvernement wallon qui a donc adopté la révision du plan de secteur, l’accent est mis sur l’importance économique du site. La carrière exploite des roches calcaires destinées notamment à la production de granulats pour le génie civil, à la fabrication de béton et à la valorisation de pierre bleue.

Selon la Région, l’activité représente plus de 60 emplois directs et indirects et participe au maintien d’un tissu de sous-traitants et de fournisseurs actifs dans la région.

Le ministre wallon du Territoire, François Desquesnes, souligne que cette révision vise à « soutenir une activité économique essentielle pour la Wallonie » tout en garantissant « un haut niveau d’exigence environnementale ».

Parmi les mesures annoncées figurent notamment la protection renforcée de certaines zones Natura 2000, des plantations compensatoires, un suivi des eaux souterraines ainsi que la préservation de la grotte de la Belle Roche, classée site archéologique depuis 2022.

Le dossier n’est toutefois pas totalement bouclé. Avant toute extension effective de l’exploitation, Belle Roche Sablar devra encore obtenir les permis nécessaires et réaliser une étude d’incidences environnementales approfondie.