Le président du MR entend faire le chemin inverse. « Moi, je suis un grand partisan de la fédéralisation francophone des compétences, c’est-à-dire remettre beaucoup plus de matières à la Fédération Wallonie-Bruxelles plutôt qu’aux Régions wallonne et bruxelloise : le commerce extérieur, tout ce qui est image à l’international, même des questions comme le développement économique. Parce que sur l’économie, objectivement, une grande partie de la Wallonie n’est que l’hinterland de Bruxelles. Et d’un autre côté, Bruxelles n’est que finalement la vitrine économique d’une Wallonie qui a encore des terrains à fournir, qui a encore des capacités à amener. D’ailleurs, la moitié du PIB bruxellois aujourd’hui est constitué par des navetteurs », explique-t-il.

La Wallonie veut simplifier la vie des communes qui veulent fusionner: « Le dispositif est adopté pour offrir davantage de souplesse »

« Je pense que la plus grande chance des francophones dans ce pays, c’est que Bruxelles est très majoritairement francophone et on n’exploite pas assez ça », complète-t-il. « La classe politique wallonne doit piger que son moteur de développement économique, c’est Bruxelles ».

Des « réunions discrètes » ont lieu sur le sujet entre les partenaires de la majorité Azur. M. Bouchez en discute régulièrement avec son homologue des Engagés, Yvan Verougstraete. Mais pour être mise en œuvre, une telle réforme implique une majorité des deux tiers, c’est-à-dire convaincre des partis d’opposition. « Il faut déjà qu’on ait quelque chose de convenable à leur présenter et ensuite ouvrir la discussion », indique-t-il.

Sous la législature passée, alors que le PS était encore le premier parti francophone, Paul Magnette voulait emprunter un autre chemin, celui d’une régionalisation accrue des compétences pour asseoir un système institutionnel fondé sur quatre Régions. Le projet n’a jamais abouti.

Un an d’Arizona. Mais quel projet pour la Belgique ?