« La Belgique est le 3e pays le plus compliqué au monde en matière de paie » : L’entreprise brabançonne Odoo signe le contrat du siècle avec PartenaPlus de 30 millions d’euros d’impôts par an, selon lui

Fabien Pinckaers explique détenir un peu plus de 50 % du capital d’Odoo, une société dont la valorisation est estimée à près de 10 milliards d’euros.

En appliquant le taux maximal de 0,60 % proposé par Les Engagés sur les patrimoines financiers les plus élevés, l’entrepreneur estime qu’il devrait s’acquitter de plus de 30 millions d’euros par an.

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« Je possède un peu plus de 50 % d’Odoo, valorisé à environ 10 milliards d’euros. Soit plus de 30 millions d’euros de taxes à payer par an. Sauf que je n’ai pas plus de 100.000 euros sur mon compte en banque », écrit-il.

Selon lui, la seule manière de financer une telle facture fiscale serait de vendre une partie de ses actions. Une option qu’il refuse, estimant qu’elle lui ferait perdre le contrôle de son entreprise.

« Il faut arrêter de stigmatiser les ‘riches' »

Le patron d’Odoo dénonce également ce qu’il considère comme une confusion entre patrimoine et liquidités.

« La richesse des plus riches n’est pas de l’argent sur un compte pour partir en vacances. Ce sont des actions dans des entreprises », souligne-t-il.

Fabien Pinckaers défend l’idée que ces participations servent avant tout à financer l’activité économique, l’innovation et l’emploi plutôt qu’à enrichir personnellement leurs détenteurs.

Odoo comme exemple

Pour illustrer son propos, l’entrepreneur met en avant les retombées économiques générées par Odoo en Belgique.

Il affirme que l’entreprise représente quelque 323 millions d’euros d’exportations par an, près de 100 millions d’euros de recettes fiscales annuelles et environ 15.000 emplois directs et indirects dans le pays. Il rappelle également que les fonds publics wallons ont bénéficié, selon lui, de plus de 500 millions d’euros de plus-value grâce à leur participation dans l’entreprise.

Pour conclure, le fondateur d’Odoo indique qu’il souhaite poursuivre ses activités en Belgique. « Je ne m’exprime jamais sur la politique. Mais, là, je risque gros; j’aimerais vraiment continuer à développer Odoo en Belgique! »