Les Honfleurais et les visiteurs les avaient remarquées. Depuis la fin mai, d’imposantes silhouettes fragmentées se sont installées devant la Lieutenance, quai Sainte-Catherine ou encore rue du Dauphin, à Honfleur. Elles sont l’œuvre du sculpteur Bruno Catalano et ont été prêtées par la galerie Bartoux, fermée en raison du périmètre de sécurité mis en place depuis le 1er avril.
Comment sort-on de cette triste situation ? s’interroge Nicolas Pubreuil, maire de Honfleur. En remettant un peu d’animation dans la ville. Ces statues spectaculaires et monumentales de la galerie Bartoux y contribuent.
Honfleur a toujours été une source d’inspiration, ajoute Robert Bartoux, qui dirige la galerie avec sa fille Laura Bartoux. Ces hommes et ces femmes déchirés, ces voyageurs en mouvement que l’on peut approcher et toucher, c’est une façon de démocratiser l’art. Malgré un décor un peu meurtri, la ville est belle et unique.
Si les sculptures de bronze sont visibles jusqu’au 1er novembre, la galerie et la municipalité réfléchissent déjà à d’autres projets. Nous travaillons avec l’artiste Patricia Cunha pour, peut-être, habiller la rue du Dauphin de ses fameux parapluies colorés , dévoile Laura Bartoux.