Dans la fonction publique, la voiture reste le principal mode de transport des aides-soignants et infirmiers pour se rendre au travail, avec des impacts concrets sur la fatigue, les coûts et la sécurité. Cette dépendance peut être réduite en développant des alternatives adaptées, contribuant ainsi à améliorer concrètement leur qualité de vie au travail. Au-delà des déplacements, l’accès à des solutions d’accueil du jeune enfant reste insuffisant et pèse directement sur l’emploi et l’organisation du travail. Ces difficultés se traduisent notamment par des contraintes sur les parcours professionnels et des inégalités persistantes.
Ces deux réalités ont des impacts directs sur le quotidien des professionnels comme sur le fonctionnement des équipes, en générant absentéisme, temps partiels subis ou renoncements à certains postes. En agissant sur ces contraintes, les établissements peuvent améliorer les conditions de travail et renforcer leur attractivité. Pour les accompagner, l’Anap publie deux guides, réalisés à la demande du ministère de l’Action et des Comptes publics. “Avec ces deux guides, l’Anap donne aux directions et aux ressources humaines des clés opérationnelles pour agir sur des contraintes du quotidien, qu’il s’agisse des temps de trajet ou de l’accès à une solution de garde, et structurer des réponses adaptées pour améliorer concrètement les conditions de travail et stabiliser les équipes”, souligne Matthieu Girier, Directeur du Pôle Performance des Ressources Humaines de l’Anap.