Deux univers se côtoient cette semaine à la galerie du Poiron, au sein d’une exposition visible jusqu’au 5 juillet. Les peintures d’Annick Davide, lumineuses et colorées, trahissent une sensibilité à fleur de peau où fleurissent des objets et des personnages singuliers. Dans un style évoluant entre figuratif et abstrait expressif, elle dépeint les intérêts qui sont les siens, de la nature à la poésie en passant par les peintres surréalistes américains. Ajoutant à cette impression d’étrange, les œuvres de Thierry Méline, artiste-récupérateur-assembleur, trouvent harmonieusement leur place aux côtés des tableaux d’Annick. Composées de matériaux de toutes sortes, elles prennent le plus souvent la forme de poissons, des animaux qui selon lui subissent plus que tout autre la pollution des sols et des fonds marins. L’un d’entre-eux, nommé Hublot, avec son ventre transparent rempli de matières plastiques, « donne à réfléchir sur notre rapport à la consommation et au gaspillage ».
Exposition à voir jusqu’au 5 juillet, de 10 à 12 h et de 14 à 18 h.