ENTRETIEN – Pour l’ancien premier ministre, qui négocia le divorce entre le Royaume-Uni et l’UE, une victoire électorale des nationalistes ou des populistes en France et en Allemagne sonnerait le glas du projet européen.
Michel Barnier, ancien premier ministre et ancien commissaire européen, fut celui qui mena pendant plus de quatre ans les négociations sur les modalités de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.
Il a raconté cette expérience dans La Grande Illusion. Journal secret du Brexit (2016-2021), paru chez Gallimard. Dix ans après le référendum britannique du 23 juin 2016, il revient sur cet épisode et ses conséquences dans un entretien au Figaro (à retrouver en intégralité ce mardi soir sur Le Figaro TV dans « Le Club Le Figaro International »).
LE FIGARO. – Au moment où vous abordez la négociation du Brexit, mesurez-vous déjà l’ampleur des perturbations à venir ?
MICHEL BARNIER. – Franchement, non. C’est une chose extraordinairement complexe de quitter l’Union européenne. Personne ne l’avait jamais fait, et j’espère que personne n’aura à nouveau envie de le faire. Quitter l’UE, pour les Britanniques, cela signifie quitter 600 accords sur tous les sujets, la mer, l’espace, le commerce……
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