marseille villa d'architecte brutaliste en bton avec piscine et vue sur la mer

Le bleu vif du mobilier extérieur rappelle les années 1960.

© Clément Vayssières

« Lorsque j’ai rejoint le projet de cette villa brutaliste, on pouvait sentir l’inspiration des maisons de Marcio Kogan au Brésil », introduit l’architecte d’intérieur Sandrine Sarah Faivre. Les réalisations ultra-contemporaines de l’architecte latino-américain sont, en effet, autant de manifestes du brutalisme local, marqué par la grande pureté des lignes et la connexion à l’extérieur. Bien loin de la jungle brésilienne, cette demeure tout juste construite domine la baie de Marseille, en offrant une vue époustouflante, « des Calanques jusqu’au Frioul ». Commandée par « un Marseillais pure souche », cette « boîte en béton » posée sur la roche reflète désormais « les envies de modernisme et de liberté » de son heureux propriétaire.

De Brasilia à MarseilleL'ambiance du salon rsonne en quilibre et subtilit avec l'architecture brutaliste du bâti.

L’ambiance du salon résonne, en équilibre et subtilité, avec l’architecture brutaliste du bâti.

© Clément Vayssières

« Mon travail a été de traduire la douceur de vivre brésilienne, dans la continuité entre l’intérieur et l’extérieur, mais aussi de transformer ces grands plateaux, un peu austères, en espaces de vie accueillants », explique Sandrine Sarah Faivre. Ainsi a-t-elle réduit le choix des matières à l’essentiel, dans l’esprit du bâti : du teck, des pierres claires et du blanc, en résonance avec les murs en béton gardés bruts à dessein. « Ce béton est imparfait, mais justement, j’aime sa patine et sa rusticité qui me rappellent la roche marseillaise ». En s’inscrivant dans la continuité du projet architectural, l’architecte d’intérieur a fait l’exercice « d’une intervention dans un existant, mais un existant complètement contemporain ».

Des agencements comme des sculpturesLa moto vintage a t intgre telle une sculpture au dcor du sjour.

La moto vintage a été intégrée telle une sculpture au décor du séjour.

© Clément Vayssières