« C’est la fournaise dans les trains », souffle Thierry, navetteur régulier entre Namur et Bruxelles. Ce mercredi, son trajet lui a semblé plus éprouvant que jamais. « Heureusement qu’il n’était pas trop long. C’était irrespirable, on avait l’impression d’être dans un sauna. » Son témoignage illustre une réalité bien connue des usagers du rail : près de 20 % des trains ne sont toujours pas équipés de la climatisation. Une situation qui pèse sur le confort des voyageurs lors des épisodes de fortes chaleurs. La SNCB assure que les dernières rames concernées seront retirées de la circulation d’ici 2032.

L’entreprise ferroviaire a également décidé de limiter l’utilisation de son matériel le plus ancien ce mercredi. Une centaine de trains P, plus sensibles aux pannes et dépourvus de climatisation, sont supprimés jusqu’à vendredi, tandis que deux lignes S voient leur fréquence réduite à un train par heure. La SNCB souligne que ces adaptations concernent des liaisons pour lesquelles des alternatives restent disponibles.

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Les bus ont eux aussi été touchés. Sur les réseaux TEC du Hainaut et du Brabant wallon, le service a été interrompu entre 13 h 30 et 17 h, période où la chaleur est la plus intense. Moins de quatre bus sur dix y sont climatisés, ce qui a conduit l’opérateur à privilégier les déplacements du matin, le retour des écoliers à midi et celui des travailleurs en fin de journée. Le dispositif sera réévalué quotidiennement jusqu’à la fin de l’épisode de chaleur.

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