Ce samedi 27 juin, à partir de 15 h, le Musée d’Arts Graphiques Raymond-Lafage vous propose une conférence, « L’estampe en ses états ! », présentée par Bérengère Mazurie.

Joan Miró, le peintre, sculpteur, graveur et céramiste catalan, disait : « Au début, j’ai été prisonnier de ses contraintes, de sa cuisine, des outils et des recettes trop dépendants de la tradition. Il fallait y résister, les déborder et alors un immense champ de possibilités s’offrait au regard et à la main. Le despotisme de l’outil fut progressivement vaincu. »

L’art de l’estampe continue de surprendre par sa richesse technique et créative. Souvent réduit à un simple procédé de reproduction de l’image, cet art exigeant et polymorphe, indissociable de savoir-faire « artisanaux » et d’une maîtrise du dessin, confronte processus de création et contrainte des outils.

L’estampe est, par définition, un mot d’origine italienne (stampa : presse, tampon) qui désigne, de façon large, une image obtenue par un procédé d’impression.

« La patience et la persévérance sont au cœur de ces pratiques » pour obtenir la « belle épreuve », au terme, souvent, d’une série d’essais que l’on dénomme états.

Aux XXe et XXIe siècles, les artistes, dessinateurs, peintres et sculpteurs s’enthousiasment pour les multiples possibilités offertes par ce médium qui a traversé les âges, explorant des techniques inédites aux résultats parfois spectaculaires.

En évoquant G. Braque, A. Calder, J. Miró, P. Picasso, P. Soulages, Giacometti, Anni Albers, E. Chillida, Baselitz et, plus proches de nous, P. Flaiszman, E. Desmazières, P. Mohlitz, D. Boukhenaïssi, Astrid de la Forest, Sylvie Abelanet, Judith Rothchild […], la conférence interrogera également les raisons de l’attrait persistant de l’estampe, à une époque caractérisée par la dématérialisation de l’œuvre et la rapidité d’exécution permises par les technologies contemporaines. Sans réservations, tarifs d’entrée habituels : 4€/personne, 2€ (tarif réduit), 3€ (tarif groupe), gratuit – de 12 ans