Mais, ces derniers temps, de nombreuses entreprises demandent davantage le retour de leurs collaborateurs au bureau. Et cela, alors qu’une conséquence inattendue du télétravail vient d’être pointée par une étude : le télétravail ferait augmenter la natalité.
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Des chercheurs de l’université de Stanford, aux Etats-Unis, se sont penchés sur « le lien entre la fécondité et le télétravail à l’ère post-pandémique ». Cette étude révèle que le télétravail augmenterait d’environ 8 % la fécondité aux Etats-Unis, « soit environ 291 000 naissances par an en 2024 », pour les couples qui passent un jour par semaine à travailler de la maison.
L’économiste Nicholas Bloom, auteur de l’étude, explique que les parents qui exercent leur emploi à domicile au moins un jour par semaine voient leur taux de fécondité augmenter en moyenne de 0,5 enfant, se rapprochant dès lors de 2,1 enfants par foyer.
« C’est le résultat à la fois de l’opportunité (‘On ne tombe pas enceinte par e-mail’) et de la disponibilité (moins de temps passé dans les transports, c’est plus de temps pour les enfants) », détaille M. Bloom au New York Times. « Le télétravail est la mesure la plus efficace pour stimuler la fertilité », ajoute-t-il.
L’incohérence de l’administration Trump
Et le télétravail ne serait pas la seule manière de relancer la fécondité aux Etats-Unis. Dans une opinion publiée par le New York Times, une journaliste rappelle que le président Trump, autoproclamé « président de la fécondation », souhaiterait un nouveau baby boom. « L’administration Trump veut vraiment que les Américains aient plus d’enfants. (…) Paniquée par la baisse des taux de fécondité, qui a atteint un niveau record négatif de 1,6 enfant par femme en 2024, l’administration a lancé toutes sortes d’idées pour encourager la création de bébés tels que le lancement de ‘primes Trump’ de 1 000 $ pour les nouveau-nés ou des « médailles de maternité » pour les mères d’au moins six enfants ».
Et malgré cette volonté de nativité, et les effets prouvés du télétravail, Trump a exigé récemment que les fonctionnaires américains retournent au travail en personne.
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Dans le même temps, des aides aux parents sont supprimées aux Etats-Unis, le vice-président JD Vance étant par exemple hostile aux garderies subventionnées par l’Etat. « Exiger des femmes qu’elles aient plus d’enfants, tout en sapant les aménagements qui rendent ça possible n’a pas de sens », conclut l’opinion parue dans le New York Times.