RENCONTRE – Étoilé dans son restaurant gastronomique parisien, le très médiatique jeune chef belge ouvre sa propre friterie, 140°. Une évidence venue du plat pays.

Nous sommes en plein Montorgueil, quartier central parisien qui ne désemplit jamais, idéal pour accueillir le dernier concept de « street food » à la mode. C’est ici que Mallory Gabsi, pas encore 30 ans, ouvre son « fritkot », sa baraque à frites. Un grand comptoir jaune, directement ouvert sur la rue, surplombé de faux maillots de foot aux couleurs des lieux. Même si le décor est léché, on est loin du faste de son restaurant gastronomique du 17e arrondissement. 140°, c’est son nom, veut conserver l’âme de ses modèles belges. « C’est une friterie classique, à la différence que tout est frais et fait maison, alors qu’en Belgique on achète tout congelé, assure Gabsi. Puisque je suis un chef médiatique, les gens risquent d’avoir des attentes disproportionnées. Mais je voulais juste reproduire à Paris ce pan de notre culture : chaque village en a au moins une. »

En France, le célèbre bâtonnet est un accompagnement incontournable des bistrots ou des kebabs. En Belgique, il est…

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Le Figaro

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