Les Diables rouges en panne de buts : comment expliquer que Mechele et De Cuyper sont plus dangereux que Lukaku et De Bruyne ?

Au coup d’envoi contre la Nouvelle-Zélande, la Belgique sera déjà passée au 27 juin. Faut-il y voir un signe ? Ce sera toujours le 26 pour les Diables mais avec l’occasion d’enfin se remettre à la même heure que leurs fans. Enfin la possibilité d’injecter de l’enthousiasme par les immenses pipelines de Vancouver jusqu’en Belgique. Pour réveiller le Royaume dans la joie.

Penser à Stuttgart et faire l’inverse

Ce ne sera que la Nouvelle-Zélande en face, un pays de rugby dont l’équipe nationale de foot est moins bien classée que la Syrie. Mais peu importe l’adversaire, pourvu qu’on ait enfin l’ivresse. Les Diables ont besoin d’un match qui refasse basculer l’opinion dans l’autre sens. Que tout soit à nouveau possible comme il y a trois petites semaines en posant le pied sur le sol américain. Une petite victoire dans le livre du football belge mais un grand pas vers des retrouvailles avec son public. C’est ça, la magie d’un grand tournoi : tout s’allume très vite, tout s’oublie encore plus rapidement.

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Un match nul aurait des chances de qualifier la Belgique mais tout le pays en garderait un goût de défaite jusqu’aux seizièmes de finale. Tout ne serait que railleries jusqu’à Dallas, New York ou encore Vancouver. Personne n’a envie de retrouver l’ambiance surréaliste de Stuttgart après le 0-0 contre l’Ukraine à l’Euro 2024, quand les Diables fêtaient la qualification devant des supporters furieux du spectacle et du manque d’audace. On ne sera peut-être pas mieux classé avec une victoire qu’avec un nul ce 26-27 juin mais ça changera tout quand même.

Tout changer, ce n’est pas trop l’idée de Rudi Garcia mais on aura encore un nouveau onze de base, pour la troisième fois en trois matchs. Même s’il a déjà offert une titularisation à quatorze de ses vingt-deux joueurs de champ (Zeno Debast est blessé) en deux rencontres, on devrait voir deux nouvelles têtes de plus au coup d’envoi. Arthur Theate parce que Nathan Ngoy est suspendu. Et Hans Vanaken parce que ses 195 centimètres de talent seront bien utiles face à des Néo-Zélandais grands et pas toujours adroits.

Secouer le vestiaire silencieux de LA

Même KDB est le Diable qui a le plus déçu depuis le début du tournoi, au vu de ses états de service, le voir associer au capitaine brugeois dans l’entrejeu donnerait déjà une idée de ce qu’on aimerait voir. Une Belgique qui ose dans un tournoi où l’offensive a plutôt été bien récompensée jusqu’à présent. Une Belgique où l’on aimerait que De Bruyne se sente bien.

Il nous revient qu’il a commencé à s’énerver cette semaine, après le triste nul contre l’Iran. Qu’il râle quand les jeunes ne font pas tout comme il faut. Qu’il ronchonne quand il y a des ratés à l’entraînement. Et un Kevin grognon peut être une excellente nouvelle pour la suite du tournoi. Pour réveiller un groupe qui s’est sans doute vu un peu trop beau après la préparation. Pour secouer une équipe totalement silencieuse dans le vestiaire de Los Angeles après le match dimanche.

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Il est temps qu’il se passe quelque chose chez ces Diables. Parce que la qualification n’est pas loin mais la chute non plus. La World Cup 2026 peut encore être belle mais, dans le groupe le plus faible du tournoi, la catastrophe industrielle reste une possibilité qu’il serait bien chauvin de glisser sous le tapis vu les deux premières prestations. Ce serait comme tomber des 201 mètres du Living Shangri-La, plus haut gratte-ciel de la ville.

Tentons de rester positif quand même : De Bruyne grogne, Doku est de retour et la Belgique espère encore. Parce que personne n’a envie que ce samedi de juin ressemble à un lundi de novembre, même si on sera sur un vendredi pluvieux à « Raincouver ».