Josep Grau-Garriga, artiste catalan (1929-2011), a entretenu un lien particulier avec l’Anjou et particulièrement Trélazé (Maine-et-Loire). Dans le cadre du Festival de Trélazé et de sa grande exposition d’été, la Ville tient à lui rendre hommage avec une exposition intitulée La matière en liberté, pour les quinze ans de sa disparition.
Il est connu pour ses tapisseries mais a touché à tous les arts. Comme l’indique Anne Grau-Garriga, son épouse, son credo est que ce n’est pas le support ou la matière qui compte mais le créateur, l’expérience intime qui le façonne au gré des rencontres…
Il s’est d’abord adonné au dessin, quand, à l’âge de douze ans, il a été cloué au lit par la fièvre de Malte. À suivi la peinture. On peut admirer aux Anciennes-écuries des tableaux de techniques mixtes avec des collages. Une série sur l’Anjou de 1993-1994 nous donne à voir des couleurs douces avec des scènes de la vie pastorale d’antan.
Une autre série dans les dominantes de bleu nous invite à sortir du cadre, au propre comme au figuré.
« Les textiles sont notre seconde peau »
Dans une troisième série, le vêtement est omniprésent car les textiles sont notre seconde peau, ils nous enveloppent de la naissance à la mort. La majorité des œuvres présentées datent de la période 1990-2011 qui correspond à son installation en Anjou.
En effet, Grau-Garriga s’est installé à Saint-Mathurin-sur-Loire dans les années 1990. Nous lui devons aussi un projet de fresque et de vitrail dans l’église de cette commune ; « la porte de la Paix » qui sera inaugurée en 2012, de même qu’un vitrail dans la chapelle de Rosseau, à Trélazé.
Il a été le pionnier de la tapisserie contemporaine. Afin de créer un maillage en amont de l’exposition, les groupes d’élèves des petits AS (pour ateliers du soir) se sont initiés à sa technique de tissage, avec des œuvres visibles à l’entrée de l’exposition De même, le public est invité à contribuer à un tissage collectif, toujours dans le hall.
À partir du mercredi 1er juillet et jusqu’au 30 août 2026, exposition Grau-Garriga, La matière en liberté, à l’espace d’art contemporain des Anciennes-écuries, rue Ferdinand-Vest à Trélazé, du mercredi au dimanche de 14 h 30 à 18 h 30, entrée libre.