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28 juin 2026 à 9h28
« Quadri-amputée, ce n’est pas banal. » Il y a trois ans, Lucie Retail voyage au Gabon avec son compagnon de l’époque. Là-bas, elle contracte une forme sévère de paludisme.
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Après les urgences, deux comas artificiels et des semaines à flirter avec la mort, les médecins décident de lui amputer ses deux pieds et ses deux mains. Dans ce nouvel épisode du podcast « Les gens du coin », la mère de 46 ans raconte au micro d’actu.fr sa longue bataille pour tout réapprendre. « Ce n’est pas l’histoire d’une épreuve puis d’une revanche sur la vie, c’est la vie », résume-t-elle.
Le grand flou
« Pour une fois, je n’avais pas pris le traitement contre le paludisme », raconte Lucie, habituée aux voyages sur le continent africain. « On se dit, le paludisme, c’est quoi, une mauvaise grippe ? » La seule fois où la mère de trois enfants ne prend pas le traitement préventif qu’elle ne supporte pas, un moustique la pique. Six jours après son retour en France, la fièvre débarque, l’enveloppe d’un froid glacial et lui provoque des douleurs extrêmes dans les bras et les jambes.
Après l’arrivée aux urgences de Saint-Nazaire, voilà Lucie en service de réanimation. Tous les organes vitaux sont attaqués. Le paludisme, c’est sérieux. « Si la maladie touchait mon cerveau, j’étais morte. » Pour supporter la douleur et mieux traiter la quarantenaire, les praticiens décident assez vite de la placer en coma artificiel. « On va vous endormir, madame. » Lucie se souvient de cette dernière phrase. Après ? Le grand flou.
Le choc… septique
Yeux clos, elle entend son conjoint jouer de la musique, les quelques rares éclats de rire de ses enfants, les va-et-vient des blouses blanches. C’est tout. Son teint vire au gris, lui racontera-t-on plus tard. Mais, ce n’est pas ce qui inquiète le plus, non. Ce qui inquiète les médecins, ce sont ses pieds et ses mains couleur noir charbon.
Leur consistance, pareille à celle du granit. Dans ces moments de lutte contre une maladie et pour survivre, le corps concentre ses efforts sur les organes vitaux : cœur et cerveau. C’est ce qu’on appelle un choc septique.
Pour Lucie, le réveil est brutal. Face à la nécrose avancée, « Madame, il faut amputer », lui souffle-t-on, les yeux à peine ouverts. Au départ, comme tout humain parfaitement constitué, Lucie se complait dans le déni. C’est impossible. Elle demande à avoir plusieurs avis. « Ma réaction était ridicule, pense-t-elle après coup, mes mains étaient aussi dures que du bois. »
Les médecins n’attendent pas avant de programmer les amputations aux blocs. « Pour rien au monde je ne regrette ce qu’il s’est passé », avance, sourire en coin, Lucie. Pour connaître la suite de l’histoire, actu.fr vous invite à écouter l’épisode.
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Bonne écoute !
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