« Je suis quelqu’un de naturellement excessif. Quand je bois, je bois beaucoup. Il vaut donc mieux que je ne boive plus du tout. Le docteur Chris Goossens m’a d’ailleurs dit que, dans ma jeunesse, j’avais bu davantage qu’une personne normale ne pourrait le faire au cours de toute une vie. Cela ne me manque pas : je n’éprouve absolument plus le besoin de boire de l’alcool. »
Idem pour les frites. À la différence du ministre-président flamand Mathias Dieppendaele (N-VA), qui confessait craquer pour des frites jusqu’à 10 fois par semaine, le locataire du Seize assure avoir une consommation très raisonnée du plat signature de la Belgique.
« Ça m’arrive d’avoir envie [d’un cornet de frites, NdlR], oui, mais avec modération. Je ne suis plus capable d’en finir un entier. D’ailleurs, ne trouvez-vous pas qu’une bonne friterie devient une denrée rare ? Beaucoup d’établissements sont repris par des Chinois spécialisés dans les frites et d’autres nouveaux venus. Ils travaillent dur, et certains le font très bien, mais, franchement, la qualité n’est pas la même partout, je trouve. »
« Obésité morbide »
Bart De Wever revient également sur la période où il était en surpoids. « C’était de l’obésité morbide », explique-t-il, soulignant qu’il pesait 143 kg à l’époque. Le chef du gouvernement fédéral ne cache pas que cette morphologie a pu l’aider à consolider sa popularité et rendre son humour noir plus digeste, mais il précise que, d’un point de vue santé, ce n’était plus tenable.
« L’humour noir, en particulier, passe mieux quand il vient de quelqu’un en surpoids »
« Le gros sympa ? Oui, ici, ce n’est pas un désavantage. Et si, en plus, le gros s’avère drôle, c’est le jackpot. L’humour noir, en particulier, passe mieux quand il vient de quelqu’un en surpoids. Mieux vaut ne pas maigrir si l’on tient à sa popularité. » Mais avec 143 kg, c’était devenu « une question de vie ou de mort ».
Le boss de l’Arizona s’est également confié sur son futur. À la différence de ses prédécesseurs, Yves Leterme et Charles Michel, BDW ne souhaite pas finir dans un conseil d’administration de fonds d’investissement chinois ou d’une institution internationale. Où se voit-il lorsqu’il quittera la politique ? « Je pense plutôt à écrire des livres et à faire des visites guidées. »