Pierre-Marie Simon et Filippu Maria Penciolelli – alias Lucas et Antho – s’enfoncent dans le maquis brûlant de l’été niolin. L’un des deux s’est procuré un flingue, qu’il rêve d’essayer… Ils sont amis mais ce jour-là, leur amitié va basculer.

C’est ainsi que l’on pourrait résumer le court-métrage Sous l’Olympe deux amis, réalisé par Benoît Bouthors et projeté en avant-première à l’Alba de Corte, ce samedi 20 juin.

Comment se développent les mécanismes de la violence ?

Fruit d’un casting sauvage, le film est « le dernier volet d’un triptyque autour de la jeunesse corse et de la construction masculine sur ce territoire », décrypte le réalisateur : « Les jeunes n’avaient jamais joué avant. Ils m’ont fait confiance, nous avons beaucoup travaillé et ils ont mis beaucoup de cœur à l’ouvrage. »

Au fil de ses différentes œuvres, Benoît Bouthors s’est penché sur une question prégnante dans la société insulaire : comment les mécanismes de violence se mettent-ils en place chez les jeunes ?

« Il y a quelque chose qui se passe ici au niveau de la filière audiovisuelle, apprécie pour sa part Jean-Étienne Brat, Cortenais et patron de la société de production Alta Rocca Film. Il y a de plus en plus de gens qui veulent faire des films, des documentaires, des courts ou longs métrages. Il y a de plus en plus de projets de qualité, et c’est quelque chose dont il faut que l’on se réjouisse. »