Les deux frères se retrouvaient il y a un mois devant le tribunal correctionnel. L’aîné a affirmé que depuis son dernier passage devant le tribunal, il n’avait plus vendu de stupéfiants. Tout juste dépanné quelques copains, mais ce n’est pas tout à fait ce que racontaient les messages trouvés dans son GSM. Les policiers y ont lu des demandes pour 10 g, 25 g, 5 g…

« J’ai payé pour mes erreurs, a affirmé l’intéressé sur le banc des prévenus. J’ai fait des cures, j’ai été hospitalisé, j’ai vécu pratiquement deux ans sans GSM… J’envisage d’écrire un livre pour que les jeunes ne fassent pas les mêmes erreurs que moi. »

Son frère a indiqué que lui aussi était surtout consommateur. Et encore, quelques joints entre amis. Aujourd’hui, il a compris que ce n’était pas la voie à suivre.

La présidente lui a tout de même fait remarquer que quand on transporte 38 pilules d’ecstasy, on est manifestement au-delà d’une consommation occasionnelle… « C’était un achat groupé, on était nombreux », a-t-il répondu en précisant qu’il avait arrêté de consommer depuis un an, et nourrissait aujourd’hui un projet professionnel sérieux.

Le jugement vient de tomber. L’aîné devra prester une peine de travail de 150 heures, et 10 000 euros, représentant l’actif illégal minimal généré par le trafic, lui sont confisqués. Le cadet, lui, devra prester une peine de travail de 75 heures et la justice confisque les 510 euros trouvés sur lui lors de son interpellation.