Aujourd’hui âge de 53 ans, l’actrice et agente en relation publique Sandra Zeitoun (de son vrai nom) raconte comment tout cela a démarré. « Je n’avais jamais bu d’alcool ni fumé un joint. Je suis passée de rien à la prise de cocaïne », assure Sandra Sisley, toujours à Paris Match. « Dans mon corps, ça a été comme une explosion. Je n’ai pas dormi pendant deux jours. Je me suis dit : ‘Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?’ C’est génial ! Je suis devenue très vite accro ». Elle avoue toutefois avoir fait une pause. « Lorsque je suis tombée enceinte, l’addiction était toujours là. Elle était tellement forte, que je me disais presque : ‘Fais chier, il va falloir que j’arrête.’ Heureusement, mon instinct de mère a refait surface. Je n’y ai pas touché mais j’y pensais. »

Courteney Cox à nouveau célibataire : la star de « Friends » s’est séparée de Johnny McDaid après 12 ans de relationAddiction à la cocaïne : son déclic humain avant l’internement

Ce qui ne l’a pas empêché de reprendre quelques mois après la naissance de son fils. « J’ai réalisé que c’était un drame. J’ai lutté, mais j’ai finalement replongé. Mon fils avait deux ans. J’ai été prise d’un sentiment terrible de culpabilité », détaille-t-elle à Paris Match jusqu’au jour où le pire a failli arriver. « Un jour, il s’est fait mal au poignet dans son lit. Ce soir-là, j’étais en train de prendre de la drogue, et j’ai eu cette pensée horrible où je me suis dit : ‘Oh, ça va, ça va aller.’ Donc j’ai laissé pleurer mon fils pendant quinze minutes. À ce moment-là, je me suis dit : ‘Mais quelle mère suis-je devenue pour privilégier de la poudre à la vie que j’ai donnée ?' »

« J’étais venue pour quinze jours, ils m’ont gardée quatre mois »

Sandra Sisley a donc décidé de se prendre en main. « J’ai compris que seule, je n’y arriverais pas. Je me suis fait interner volontairement. J’étais venue pour quinze jours, ils m’ont gardée quatre mois. Je pensais avoir payé l’addition avec cette cure de désintoxication. Mais je ne me rendais pas compte qu’un lent pourrissement était en train de s’opérer dans mon nez. »

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Et pour cause, son odorat avait complètement changé. « Je me disais : ‘Paris pue, les gens puent, les taxis puent.’ Mais ce qui puait, c’était mon nez. Mon cartilage s’était nécrosé. Il a fallu m’opérer. Ça a été un vrai traumatisme, conclut-elle, toujours à Paris Match, en larmes. « Quand je me regarde aujourd’hui, je ne me reconnais pas. Je n’assume pas la cause de cette transformation. »