La qualification des faits toujours contestée
« Cela fait quatre ans que nous contestons l’intention de tuer. Il était donc logique que nous allions jusqu’au bout de la procédure et que nous soyons conséquents avec notre position », explique à RTL Info Me Discepoli, l’un des avocats de Paolo Falzone.

MONS, BELGIUM – JUNE 17 : Frank Discepoli, lawyer of Paolo Falzone pictured the day of the sentencing of the P. and A. Falzone trial : the trial concerns the Strépy-Bracquegnies tragedy of 2022, in which a car crashed into a carnival procession, killing seven people and injuring many others on June 17, 2026 in Mons, Belgium, 17/06/2026 ( Photo by Philip Reynaers / Photonews ©PRE
L’avocat insiste toutefois sur un point : son client ne conteste pas sa responsabilité dans le drame qui a coûté la vie à sept personnes et fait de nombreux blessés le 20 mars 2022. « Nous allons soumettre à la Cour de cassation la question de l’intention homicide telle qu’elle a été retenue par la cour d’assises. Répétons que la responsabilité de Monsieur Falzone n’est nullement contestée. Seule l’est la qualification des faits. »
Lors du procès, le jury populaire et les magistrats avaient estimé que Paolo Falzone avait bien agi avec une intention homicide, sans toutefois retenir la préméditation. Il avait été reconnu coupable de sept meurtres et de 79 tentatives de meurtre avant d’être condamné à 27 ans de réclusion criminelle, soit la peine requise par le ministère public. La défense avait, pour sa part, demandé aux jurés de ne pas dépasser une peine de 25 ans.
La Cour de cassation ne rejugera pas le dossier
Le pourvoi introduit par la défense ne permettra pas de revenir sur les témoignages ou les éléments de preuve examinés pendant le procès. Les magistrats de la Cour de cassation vérifieront uniquement si les règles de droit ont été respectées et si la motivation de l’arrêt est conforme aux exigences légales.
Si le pourvoi est rejeté, la condamnation deviendra définitive. Si, en revanche, la Cour casse l’arrêt, l’affaire pourrait être renvoyée devant une nouvelle cour d’assises, qui serait alors chargée de rejuger le dossier sur les points concernés.