Leurs recettes fondent comment neige au soleil et, désormais, rentrer dans les frais constitue bien souvent le seul objectif encore réaliste.
Submergée par l’émotion, Flavie Flament a fait ses adieux à la télé (VIDEO)Des catastrophes industrielles
Dans ce contexte bien morose, un autre constat inquiète : les super-héroïnes semblent désormais frappées d’une malédiction qui les empêche de s’envoler vers les sommets du box-office. Toujours depuis 2020, Birds of Prey (centré sur Harley Quinn), Wonder Woman 1984, The Marvels ou Madame Web ont grossi la liste des catastrophes industrielles faisant perdre des centaines de millions de dollars aux studios. Seule Black Widow a failli atteindre l’équilibre financier, sans y parvenir malgré Scarlett Johansson.
D’évidence, il ne faudra pas compter sur Supergirl pour inverser la tendance. Attendu ce mercredi 1er juillet dans nos salles, le film porté par la star de House of the Dragon, Milly Alcock (opposée à notre compatriote, Matthias Schoenaerts dans un rôle démoniaque), réalise un démarrage catastrophique, aussi bien aux USA (38 millions de dollars à peine) que dans les autres pays où il a déjà été présenté.
Grosses pertes en vue
En première semaine, 68 millions de dollars de recettes mondiales, pour un long métrage de 175 millions de dollars, c’est très clairement insuffisant. D’autant que selon la presse hollywoodienne, Warner Bros. aurait aussi dépensé de 80 à 150 millions de dollars (oui, la fourchette est assez large…) en frais de marketing.
Le studio n’empochant que la moitié des recettes en salle, en dessous de 500 millions au box-office, Supergirl allongera la liste des flops superhéroïques. Or, ces dernières années, aucune super-héroïne n’a fait mieux que Black Widow et ses 379 millions de dollars. C’est dire si la mission paraît impossible.
Pourquoi le grand public boude-t-il les super-héroïnes ?
Des résultats qui posent aussi question. Pourquoi n’ont-elles pas bénéficié de l’effet MeToo ? Le public de ce type de film d’action n’apprécierait-il pas tellement les sauvetages du monde par des femmes ? Les scénaristes hollywoodiens seraient-ils incapables de féminiser les intrigues pour séduire un plus large public ?
« Je souhaite regagner la confiance du public, que DC a, selon moi, perdue au fil des ans », a répondu sur le tapis bleu londonien Peter Safran, le coresponsable de DC Universe avec James Gunn. Manifestement, il n’a pas encore trouvé la formule magique.