
Touquet – Base Nord ©La Belle Histoire
Objectif de ce groupe fort de dix adresses au Touquet et d’une à Méribel, bientôt deux (voir épinglé) : créer à Hardelot un lieu de ralliement dans l’esprit de leur restaurant phare, La Base Nord, planté face à la baie de Canche. « Comme lui, L’Océan sera ouvert midi et soir 364 jours par an, sauf le 25 décembre. Il y proposera les mêmes poissons, fruits de mer et viandes, avec en plus les indétrônables moules-frites de l’ancienne enseigne. Dans un même cadre tourné vers la nature, mais avec une vue panoramique sur mer », précise-t-il.
Une autre image de la station
Entre Odunes et Océan, pas de concurrence directe. Au contraire, plutôt une dynamique commune. L’Océan, modernisé par La Belle Histoire, pourrait même donner un élan à Odunes, renforçant l’attractivité locale puisqu’il permettra aux Hardelotois de profiter d’une vie festive qu’ils vont souvent chercher au Touquet, à 15-20 minutes.
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« S’il y a concurrence, c’est avec les autres restaurants, qui devront s’aligner, estime Julien Coutheillas, fondateur de l’agence immobilière Coutheillas, qui a décroché l’exclusivité de la commercialisation d’Odunes. Une telle référence est très positive. Les établissements du groupe sont sérieux et bien situés. Cela va tirer vers le haut la restauration, point faible d’Hardelot. »
Il s’attaque par contre vigoureusement au cliché d’une station endormie vivant dans l’ombre du Touquet. « Il y a dix ans, on n’arrivait pas à implanter de commerces de qualité à l’année. Aujourd’hui, tout est ouvert sept jours sur sept. Et chaque commerce qui ferme rouvre en plus qualitatif. Il y a deux golfs, une base nautique, un centre équestre… »
Une question d’échelle
« L’évolution d’Hardelot a été exponentielle, poursuit le fondateur de l’agence Immobilière Coutheillas, elle aussi ouverte sept jours sur sept et qui réalise près de 70 % des ventes de la station. La différence de dynamique tient à l’échelle : tout Hardelot est plus petit que le centre du Touquet ! Alors que ce dernier vit au rythme des saisons, Hardelot offre une qualité de vie constante. Le vivre caché y a du sens, en toute sécurité. Ce qui fait sa force, c’est de ne pas devenir un ‘Touquet bis’. »
Sa clientèle est composée de familles du Nord et, depuis 2005 et le lancement du premier projet de La Compagnie du Zoute, de Belges. « La bascule a été immédiate », souligne-t-il.
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Côté immobilier, les chiffres confirment l’évolution : l’annonce d’une maison reçoit entre 300 et 350 demandes. « C’est moins que pendant le Covid, avec un pic à 844 demandes pour une villa en 2020, où tout se vendait en moins de deux heures, mais le marché, plus rationnel, reste très actif. »
L’offre demeure limitée : environ 100 à 115 ventes par an contre 200 à 230 historiquement. « Odunes et ses 108 logements représentent donc un très gros projet. »
guillement
Il y a seulement dix ans, le plafond psychologique était d’un million. Aujourd’hui, Hardelot n’est plus un marché de repli. Le rapport qualité-prix reste excellent entre 1 et 1,5 million. »
Cette tension a fait grimper les prix d’environ 10 % par an depuis 2017. Le cap des deux millions d’euros pour une villa a été franchi. « Il y a seulement dix ans, le plafond psychologique était d’un million. Aujourd’hui, Hardelot n’est plus un marché de repli. Le rapport qualité-prix reste excellent entre 1 et 1,5 million. »
La clientèle belge joue un rôle clé. « Elle est globalement stable. Si elle représente trois quarts des clients aujourd’hui contre un quart en 2020-2023, c’est à cause d’Odunes. Mais aussi parce que c’est mathématique : en période de ralentissement français, sa dilution est moindre et sa part augmente, précise l’expert en souriant. Car elle a un fort pouvoir d’achat et reste plus optimiste en immobilier comme en consommation. » Du bon pour Odunes comme pour L’Océan.
Le groupe « La Belle Histoire »
Originaire de la Côte d’Opale, le groupe La Belle Histoire, fondé en 1999 par Sébastien Boyard et son frère Grégory, compte aujourd’hui dix établissements au Touquet, restaurants branchés, brasseries haut de gamme et bars de plage décontractés : La Base Nord, Flavio, Caravane, Le Marcel, La Plage des Pirates, Atelier Éphémère… Chacune de ces adresses développe sa propre identité visuelle et culinaire et s’est imposée comme un spot incontournable.
Fin 2024, le groupe a exporté son savoir-faire hors de la Côte d’Opale, avec l’ouverture du chalet d’altitude Tipi à Méribel pour la saison 2024-2025. En décembre, un nouveau restaurant ouvrira également au sein du Parc Olympique de la station.
L’an prochain, le groupe fera une nouvelle incursion hors du Touquet, cette fois un peu plus au nord, à Hardelot, avec la réouverture de L’Océan dans l’esprit de sa Base Nord touquettoise.

Touquet – Base Nord ©La Belle Histoire