Une décision lourde de conséquences pour l’association Solidarité Sida, privée d’environ trois millions d’euros de recettes. Derrière ces annulations successives se dessine une réalité plus profonde : le modèle du grand rassemblement estival en plein air, pensé pour un climat plus stable, est menacé par les effets du dérèglement climatique.
Au micro de BFM, l’organisateur des Solidays, Luc Barruet, reconnaissait avoir perdu « immédiatement trois millions d’euros » après l’annulation de l’événement. L’avenir financier de Solidarité Sida dépend désormais largement du remboursement des assurances.
En Belgique aussi, les inquiétudes grandissent. Un spécialiste du secteur, ayant travaillé pour le festival de Dour, estime qu’une remise en question devient indispensable. « Une annulation, ce sont des millions d’euros qui s’envolent, tout un écosystème qui est fragilisé et parfois l’avenir même d’un événement qui est mis en suspens. » Selon lui, les organisateurs ne pourront plus simplement attendre un retour à la normale. « Il faut repenser les festivals en plein air : décaler les horaires, commencer plus tard dans la journée, renforcer les espaces ombragés et les dispositifs de sécurité. Une véritable réflexion doit être menée. On ne peut pas continuer ainsi sans mettre en péril l’équilibre économique du secteur. »
Face à la multiplication des phénomènes extrêmes, l’adaptation n’apparaît plus comme une option, mais comme une condition de survie.