« Lorsque je suis tombée enceinte, l’addiction était toujours là. Elle était tellement forte, que je me disais presque: ‘Fais chier, il va falloir que j’arrête.’ Heureusement, mon instinct de mère a refait surface », poursuit la quinquagénaire, maman de Dino, âgé de 21 ans. Elle assure en outre être restée sobre pendant sa grossesse, même si elle pensait à la drogue.
C’est d’ailleurs grâce à son fils que Sandra Sisley a pris conscience de l’urgence de sa situation. « Un jour, il s’est fait mal au poignet dans son lit. Ce soir-là, j’étais en train de prendre de la drogue, et j’ai eu cette pensée horrible où je me suis dit: ‘Oh, ça va, ça va aller.’ Donc j’ai laissé pleurer mon fils pendant quinze minutes. À ce moment-là, je me suis dit: ‘Mais quelle mère suis-je devenue pour privilégier de la poudre à la vie que j’ai donnée?' »
« Mon nez s’est nécrosé »
« J’ai compris que seule, je n’y arriverais pas. Je me suis fait interner volontairement. J’étais venue pour quinze jours, ils m’ont gardée quatre mois », continue l’épouse de Tomer Sisley. Et tandis qu’elle pensait être sortie de cette affaire, Sandra a été confrontée aux conséquences physiques de son addiction passée. Elle qui sentait constamment une odeur nauséabonde a dû subir une intervention chirurgicale du nez. « Mon cartilage s’était nécrosé. Il a fallu m’opérer. »
Une épreuve que la responsable en événementiel a encore du mal à surmonter. Comme un symbole, Sandra Sisley conclut la vidéo en retirant le pansement qui trônait sur son visage et qui ne lui servait « à rien », non sans émotion. « Ça a été un vrai traumatisme. (…) Quand je me regarde aujourd’hui, je ne me reconnais pas. Je n’assume pas la cause de cette transformation. »