Cheesesteak, lobster roll et bourbon : avec sa « mega party », Bill White déploie une giga opération de séduction au cœur des institutions européennes

Pas sûr que Donald Trump accepterait pareille démonstration de patriotisme européen sur ses terres. Et pourtant, c’est ainsi que de nombreux Bruxellois ont perçu la « super party » organisé par l’ambassadeur américain en Belgique, Bill White, dimanche dernier dans le parc bruxellois du Cinquantenaire.

« Ce 28 juin, l’administration Trump a utilisé le Cinquantenaire, à Bruxelles, pour afficher sa propagande, ses priorités politiques d’extrême droite et son mauvais goût », dénonce Baptiste Buiding, expert en communication politique pour le laboratoire Protagoras de l’IHECS, qui a imaginé cette inversion de la situation.

"Trump n'accepterait jamais", dénonce Baptiste Buidin.« Trump n’accepterait jamais », dénonce Baptiste Buidin. ©DR

L’enseignant regrette que la classe politique ne se soit pas davantage opposée à la tenue de l’événement. « Il est absolument évident que Trump, mais probablement n’importe quelle autre administration présidentielle aux États-Unis n’aurait accepté un tel événement pour promouvoir l’Europe autour d’un symbole aussi important de l’histoire américaine. Aucune. »

Grosse bague en diamant offerte à Trump et couac sur l’hymne US : La Libre a assisté au show à l’américaine de Bill White au Cinquantenaire

À ses yeux, « cette démonstration de force démontre avant tout notre rapport de vassalité envers les États-Unis ».

Le Bruxellois interpelle alors les dirigeants en les invitant à mettre sur pied un événement similaire à Washington. « Bart De Wever, Theo Francken, Vanessa Matz, Maxime Prévôt, Boris Dilliès, Adrien Dolimont, Matthias Diependale, Ans Persoons, Philippe Close, Vincent De Wolf : puisque le mal est fait, on se lance pour organiser la même chose, à Washington, en 27 ? Il nous reste presqu’un an : si vous êtes là-dessus aussi rapidement d’accord que pour donner les autorisations aux Américains, on peut aller très vite ! »