Une quarantaine d’écoles ont déjà annoncé leur participation avec comme message : « Si ces données sont indispensables, que l’administration en assure elle-même l’encodage ». « Il y a une minorité d’écoles qui ont décidé de boycotter complètement l’encodage car, à un moment donné, les mesures, le manque de respect et le mépris du gouvernement font mal et abîme la confiance des écoles en ce gouvernement. Quasi toutes les écoles sur Namur vont envoyer les résultats 84 heures plus tard, pour la symbolique (NDLR : c’est le délai légal qui n’a pas été respecté lors du vote des mesures budgétaires du décret-programme 2). Et d’autres ont déjà encodé les points », poursuit Nicolas. « Si une école n’encode pas les résultats, elle risque d’être privée de subsides. On recommande que toute décision soit prise en concertation entre la direction et les professeurs. »
Pendant que des enseignants font grève, d’autres donnent cours : « Je suis très remonté contre les profs en grève »Mobilisation pendant et après les vacances
Les organisations syndicales annoncent aussi la mobilisation des acteurs de terrain ne connaîtra pas de pause. Durant les vacances d’été, la CSC-Enseignement organise une action. « On invite les affiliés à écrire un petit mot depuis leur lieu de vacances à la ministre ou au député de leur choix pour rappeler que même en vacance, ils pensent à eux », indique Roland Lahaye.
Des actions sont attendues aussi à partir de la semaine du 17 août. Le Setca-Sel a déjà appelé à la grève le 24 août (jour de la rentrée scolaire) et le 14 septembre (rentrée de l’enseignement supérieur). Un préavis sera déposé par les syndicats pour couvrir les actions des profs du 17 août au 27 septembre, date de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles, « avec possibilité que ce soit prolongé ». « Sans geste fort de la part du gouvernement, les enseignants ne vont pas décolérer et repasser à l’action », assure Roland Lahaye. Avec le risque que le mouvement se durcisse, craint Luc Toussaint, président de la CGSP Enseignement.
Même si Valérie Glatigny a invité chaque organisation syndicale à une rencontre individuelle, les syndicats être reçu par le gouvernement. « On ne veut pas d’une ministre de l’Éducation qui se cache derrière le gouvernement. On veut un retrait des réformes qui ont été instaurées par le décret-programme 2 tant qu’il n’y a pas de véritable concertation et de prise de conscience. »