Les mauvais esprits diront que la « novlangue » (ou nouveau langage) est dépourvue de charme. D’autres adorent ces petites expressions qui permettent de reconnaître immédiatement la patte d’un artiste.

1. « Pookie », la balance d’Aya Nakamura

Qui plus qu’Aya Nakamura, tête d’affiche du dimanche 5 juillet, incarne ces artistes dont les morceaux sont gorgés de vocabulaire bien à eux ? Parmi ces mots, « Pookie » qui est le titre d’un de ses morceaux les plus écoutés (plus de 240 millions d’écoutes rien que sur Spotify). Et cette « Pookie » est une « balance » (au sens d’une personne qui dénonce quelque chose). Avec un brin d’animosité puisque le terme n’a rien d’un compliment.

2. « Yoroï » d’un Orelsan très japonais

Orelsan ne cache pas sa passion pour le Japon. Il l’a d’ailleurs transposée dans un film baptisé « Yoroï » et sorti en 2025. Long-métrage largement présent dans la scénographie grandiose de la dernière tournée du rappeur. Il sera aux Eurocks vendredi 4 juillet. En « Yoroï », donc, puisqu’en japonais cela signifie « l’armure ».

3. La Malinche, figure réhabilitée par Feu! Chatterton

Changement de continent pour évoquer la Malinche, figure historique qui a donné lieu à un morceau superbe du groupe Feu! Chatterton (ils joueront aux Eurocks dimanche 5 juillet). Cette femme, figure au Mexique au XVIe siècle, était une indigène amérindienne qui, parce qu’elle maîtrisait plusieurs langues, a joué les intermédiaires entre les Conquistadors espagnols et son peuple.

Un acte qui lui vaut aujourd’hui encore d’être qualifiée de traîtresse par certains. Petite info en plus, le « malinchisme » désigne aujourd’hui une préférence excessive pour ce qui vient de l’étranger au détriment de sa propre culture.

4. Les « dream tracks » de Mosimann

Le DJ franco-suisse Mosimann, vainqueur de la Star Academy en 2008, a connu une popularité XXL ces dernières années grâce à son concept de « dream tracks » qui ont même trouvé une case sur France Inter. Quelle est l’idée ? Recevoir des artistes, leur demander tout ce qui leur passe par la tête, comme son, comme chant, comme bruit ou autre et tout mixer pour en faire le « morceau de leurs rêves ». Il fallait y penser et c’est un carton.

5. « Mboka ya bisengo », le bonheur du Congo

Après l’anglais, le congolais. Une soirée sera consacrée au pays d’Afrique dimanche 5 juillet avec le « fullmix Kinshasa ». Et ce sous-titre : « Mboka ya bisengo ». En congolais, il signifie « le pays de la joie ». Une bien belle définition pour cette nation dignement représentée aux Eurocks.