«Il n’a rien à voir là-dedans. Il ne porte en aucun cas le fait qu’on puisse tabasser un homme à terre jusqu’à sa mort», a déclaré la députée du Val-de-Marne, dimanche, sur BFMTV.

Au lendemain de la marche à Lyon en hommage au militant Quentin Deranque, battu à mort il y a une dizaine de jours, la députée LFI Mathilde Panot a tenu à défendre Raphaël Arnault, dont l’assistant parlementaire, Jacques-Élie Favrot, et le stagiaire, ont été mis en examen pour leur participation aux faits. «Il n’a rien à voir là-dedans. Il ne porte en aucun cas le fait qu’on puisse tabasser un homme à terre jusqu’à sa mort», a-t-elle déclaré dimanche sur BFMTV. «Ce n’est pas ce qu’a fait la Jeune Garde dans son histoire», a-t-elle poursuivi, en référence à l’organisation d’extrême gauche, cofondée par Raphaël Arnault, dissoute en juin 2025, et dont la majorité des suspects dans la mort de Quentin Deranque se réclament. Ces militants ont plutôt «protégé les gens de ratonnades à Lyon», a-t-elle mis en avant.

Interrogée sur le fait que Raphaël Arnault puisse être suspendu de l’Assemblée ou du groupe parlementaire LFI, la députée du Val-de-Marne est catégorique : «Certainement pas (…) Je suis fière d’avoir Raphaël Arnault dans mon groupe». Et de marteler : «Ceux qui instrumentalisent ce drame pour essayer de nous faire porter une quelconque responsabilité en faisant croire que les Insoumis auraient du sang sur les mains sont hautement irresponsables».


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Raphaël Arnault «dévasté»

Selon Mathilde Panot, Raphaël Arnault est «menacé de mort dans toute la France et même dans toute l’Europe», et serait actuellement «dévasté» qu’un homme soit mort. «Il parlera quand il le décidera», a déclaré la députée, fustigeant les «douze parlementaires» dont les permanences ont été «attaquées» ainsi que les «menaces de morts», de «viol» reçues par divers élus de son groupe, de la part, selon elle, de l’«extrême droite».

Quant à la marche en hommage à Quentin Deranque, Mathilde Panot l’a fermement condamnée : «Cette marche aurait dû être interdite (…). Nous ne serons jamais d’accord avec le fait qu’on laisse des néonazis défiler dans la rue».