L’avocate de l’homme d’affaires, Maître Najwa El Haïté, a confié l’incompréhension de son client suite au classement sans suite de son signalement déposé en mars dernier, dans lequel il reprochait à Adriana Karembeu d’avoir exposé leur fille Nina (bientôt 8 ans) à des contenus à caractère sexuel via une tablette synchronisée avec l’un de ses appareils. L’homme d’affaires basé au Maroc dénonçait également une « provocation à l’usage de stupéfiants ».
Suite à l’annonce du parquet ce mardi, son avocate va donc déposer ce 1er juillet une plainte de son client avec constitution de partie civile auprès du tribunal judiciaire de Paris. Plainte qui mentionnera le témoignage – pour l’heure anonyme – d’une personne qui fait partie de l’entourage d’Adriana Karembeu et son compagnon Marc Lavoine, et qui a pris contact avec le conseil de M. Ohanian suite à son signalement pour évoquer leur « façon de vivre ». L’homme d’affaires a également initié une procédure pour « soustraction aux obligations parentales », cette fois-ci au Maroc, où Nina réside et est scolarisée. « Pour mon client, la petite reste en danger. »
De son côté, l’ex-mannequin de 54 ans était préparée à l’annonce d’une nouvelle plainte de la part du père de Nina : « Adriana est soulagée, mais elle s’y attendait », explique son avocate Mes Tomasini, qui annonce que sa cliente s’apprête à déposer une plainte pour dénonciation calomnieuse.
Marc Lavoine mêlé à cette affaire
« On n’est pas à l’abri de procédures incidentes qui n’ont aucun sens et qui sont totalement abusives de la part de M. Ohanian, uniquement pour continuer d’exister dans les médias et de diaboliser Mme Karembeu », ajoute Maître Tomasini, selon qui l’homme d’affaires ne supporterait pas de voir la mère de sa fille aussi « amoureuse du nouvel homme de sa vie », Marc Lavoine. « Ça le rend dingue », souligne son avocate. À noter qu’en parallèle de ce litige autour de leur fille, Adriana Karembeu et Aram Ohanian s’opposent dans une autre procédure, celle de leur divorce par consentement mutuel, dont la décision devrait intervenir le 2 septembre.
Possible affaire dans l’affaire, un homme s’est introduit en avril dernier dans l’appartement parisien de Marc Lavoine pour installer du matériel d’espionnage et voler une tablette numérique. Un suspect a été interpellé dès le lendemain et une enquête a été ouverte. Difficile alors pour l’avocate d’Adriana Karembeu de ne pas lier cette intrusion au bras de fer judiciaire de sa cliente et M. Ohanian. « Il est trop tôt pour faire un lien direct, explique-t-elle, prudente. Mais le commanditaire avait en sa possession la clé du logement qui a été volée dans la chambre d’Adriana dans l’hôtel au Maroc – le Palais Ronsard – dont elle est copropriétaire avec le père de sa fille. »
De plus, l’homme qui s’est introduit dans l’appartement de Marc Lavoine aurait eu dans son portable des photos d’Adriana et de Marc Lavoine identiques à celles communiquées dans le signalement d’Aram Ohanian déposé en mars. « Il y a des éléments plus que troublants et donc, une suspicion légitime de penser que, peut-être, M. Ohanian serait à l’initiative de tout ça. »
Suspicion que balaye l’avocate de l’homme d’affaires, pour qui ‘il s’agit d’une intrusion montée de toutes pièces : « Leur stratégie, c’est de faire passer mon client pour un homme jaloux, possessif, qui n’aurait pas supporté le fait qu’elle refasse sa vie. Avant Marc Lavoine, il y a eu d’autres hommes et il n’en avait rien à faire. Mon client a plus de 70 ans, vous croyez qu’il a l’âge des gamineries et d’envoyer des espions ? Je vais demander aux enquêteurs que mon client soit entendu et qu’il soit confronté à cette personne interpellée pour l’intrusion. »
Et Nina dans tout ça ?
Au milieu de ce douloureux bras de fer, se trouve Nina, qui vit une grande partie de l’année à Marrakech, et dont les parents ont la garde partagée. « Aujourd’hui, on n’a aucune décision de justice régissant les rapports des deux parents avec leur fille. Ils ont exactement les mêmes droits sur l’enfant », précise Maître Tomasini. Une fillette « très intelligente, qui sait lire », et qui serait donc au courant de ce qui se joue entre ses parents, malgré les efforts faits pour l’en protéger. « Adriana ne lui parle jamais de cette procédure, elle respecte son père devant elle et il n’y a aucune insulte ou aucune allusion. Ce qui n’est pas le cas de l’autre côté. »
L’avocate du père de famille dément là encore : « Mon client n’a jamais dit le moindre mot négatif sur sa mère. Selon lui, celle-ci ferait tout pour que Nina prenne ses distances et ne lui parle plus. » Le père de Nina dit s’occuper la plupart du temps de sa fille, « qui vit à 80 % avec lui », pendant qu’Adriana se consacre à sa carrière en France. Cette dernière ne lui rendrait visite à Marrakech que deux fois par mois, et la prendrait avec elle pendant les vacances scolaires. « Il ne l’a jamais empêchée de venir la voir en fonction de son agenda », assure-t-elle.
Mais de l’autre côté, l’avocate du mannequin assure que celle-ci a davantage vu Nina que lui ces deux dernières années. Dans le cadre de la procédure de divorce en cours, Adriana Karembeu « a déjà produit des éléments établissant qu’elle a consacré davantage de temps à leur fille que son époux ». « Sa fille est sa priorité. Elle l’a attendue pendant des années, c’est son petit miracle. Pendant un certain temps, elle avait eu des craintes quant à mettre un enfant au monde parce qu’elle a un passé douloureux de sa relation avec son père. Elle est désespérée de voir que ses pires craintes aujourd’hui sont concrétisées. »