« La maman de Lily est tombée gravement malade, d’un mal qui touche spécifiquement les wallabys », explique la vétérinaire. « Elle a évidemment bénéficié des soins nécessaires mais j’ai dû me résoudre à extraire le bébé de la poche lorsque j’ai cru perdre la mère. Aujourd’hui, elle se porte très bien, mais elle ne s’occupe plus de son bébé comme une maman le ferait, même si je constate qu’il y a une forme de reconnaissance entre elles. »

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Claudine s’est donc en quelque sorte substituée à la maman pour élever Lily. « On faisait du peau à peau et on donnait huit biberons par jour. Le contact était indispensable et aujourd’hui, elle me suit partout. Soyons clairs, je ne suis pas pour la faune sauvage en captivité. Je ne peux d’ailleurs pas tolérer de voir un perroquet dans une cage ou un cheval coincé dans un box. Mes animaux vivent aussi librement que possible, ils rentrent et sortent comme ils l’entendent. Ils disposent d’un vaste extérieur sur lequel ils peuvent trouver des zones naturelles de fraîcheur mais aussi d’un bâtiment équipé d’un chauffage central. Ils sont sociabilisés mais le contact n’est jamais contraint. »

Claudine Lefebvre élève Lily la wallaby.Claudine Lefebvre élève Lily la wallaby.Claudine Lefebvre élève Lily la wallaby. ©D.R.

Au départ, Claudine Lefebvre avait envisagé l’adoption d’un alpaga. « Je cherchais un animal qui sortait un peu du lot pour tenir compagnie à mes chevreuils. Il faut savoir que l’adoption de wallaby en Belgique est totalement autorisée. Évidemment, je me suis énormément renseignée, et je continue à le faire, pour les maintenir dans de bonnes conditions et prendre soin d’eux. Ils restent sauvages mais ils s’approchent pour venir se nourrir ou, de temps en temps, profiter d’une caresse. »

Lily est donc en quelque sorte l’exception. « Elle est très dépendante mais je ne peux pas pour autant m’arrêter de vivre. Donc oui, de temps en temps, je profite d’une sortie avec elle. Elle m’a déjà accompagnée au restaurant, avec l’accord des gérants bien entendu, ou en ville. Contrairement aux réseaux sociaux, où la critique est permanente, les gens ne jugent pas. Ils sont même plutôt curieux, intéressés d’en savoir plus. Beaucoup ont le sourire en nous croisant et demandent à pouvoir faire une photo. »

Claudine Lefebvre élève Lily la wallaby.Claudine Lefebvre élève Lily la wallaby.Claudine Lefebvre élève Lily la wallaby. ©D.R.Un deuxième bébé à naitre

Et la Framerisoise d’ajouter : « Mon objectif n’est certainement pas de pousser quiconque à adopter un tel animal, je ne souhaite pas donner de mauvaises idées à l’un ou l’autre gugusse, mais je ne suis pas pour autant responsable de ce que les gens font. Je ne peux que rappeler qu’une adoption doit être réfléchie, peu importe de quel animal on parle. » Chez Claudine Lefebvre, un deuxième bébé wallaby devrait bientôt pointer le bout de son museau. « On voit qu’il bouge dans la poche mais il n’a pas encore sorti la tête. »

Il s’agira d’une dernière naissance, le mâle ayant été stérilisé. « Et si le petit est un mâle, il le sera aussi », annonce celle qui a également recueilli, soigné et relâché un écureuil et un lièvre.

Claudine Lefebvre élève Lily la wallaby.Claudine Lefebvre élève Lily la wallaby.Claudine Lefebvre élève Lily la wallaby. ©D.R.