Paradoxe
Comme attendu, ces augmentations prises sous le gouvernement De Croo ont entraîné une hausse des pensions brutes, particulièrement des pensions modestes, mais une augmentation plus limitée des pensions les plus modestes.
Réforme des pensions : voici ce qui va vraiment changer pour vous
Pour certains bénéficiaires, cette hausse a eu des conséquences négatives. « La hausse des pensions brutes ne s’est pas toujours accompagnée d’une augmentation proportionnelle des pensions nettes », écrit le Bureau du Plan.
Qui dit pension plus élevée dit taxation plus élevée… le temps que les tranches d’imposition soient mises à jour. « Sous l’effet notamment des nombreuses indexations des pensions intervenues en 2022 et du retard pris dans l’indexation des tranches d’imposition, certains retraités se sont finalement retrouvés dans des tranches d’imposition plus élevées et ont perçu, en termes réels, des montants nets inférieurs. »
Les effets de la réforme des pensions désormais visibles dans mypension.beRéduction du risque de pauvreté
Le BFP précise que ces revalorisations ont contribué à réduire le risque de pauvreté des retraités âgés de 65 ans et plus, celui-ci fléchissant de 13,6 % en 2020 à 11,5 % en 2023. L’effet de ces revalorisations sur la baisse du risque de pauvreté des pensionnés en 2023 peut être estimé à 2,8 voire 3 points de pourcentage.
Les hausses de pension ont réduit l’écart avec le seuil de pauvreté, mais tous les retraités n’en ont pas profité de la même manière. Ceux qui ne touchaient ni la pension minimum ni la GRAPA n’ont souvent reçu qu’une faible augmentation, tandis que les principaux bénéficiaires étaient des pensionnés déjà au-dessus du seuil de pauvreté.
Les plus fortes hausses de pension ont surtout bénéficié aux femmes divorcées, aux anciens indépendants, aux personnes peu diplômées, aux immigrés et aux malades chroniques. Ces retraités vivent aussi plus souvent en logement social et sont davantage confrontés à la précarité.