Le nom désormais connu, l’on peut pénétrer dans cet ancien parking de la rue Saint-Boniface, à Ixelles, où le nouveau food market compte 3 000 mètres carrés, disposant d’un rez-de-chaussée et de deux étages. Lorsque l’on entre dans le bâtiment, on remarque directement le bar, qui occupe la première partie de la salle. « Notre but est de faire des clins d’œil au parking, soit le lieu initial. C’est pourquoi nous avons des pièces de voitures intégrées sur le contour du bar et nous allons projeter de l’asphalte par-dessus pour créer une route wallonne avec des nids-de-poule », décrit le fondateur.
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Une des particularités de ce bar sont les cuves situées au plafond. « Nous proposerons donc un bar sans bouteille. On y retrouvera uniquement des canettes, des fûts, du vin maison, des ice tea, du kombucha et des cocktails maison, tout à fait atypique puisqu’ils seront dans les fûts. Nous allons également proposer une craft beer locale « Ratz » qui sera brassée par la brasserie schaerbeekoise, la Mule », révèle Thierry Goor à nos confrères de La Libre.
Le food market se veut immersif et unique, et l’on y retrouve plusieurs types de nourriture inscrits dans un décor propre à chacun. La partie « Moyen-Orient » est par exemple décorée de matériaux ramenés des quatre coins du monde, tels que des carrelages marocains, et accueillera cinq concepts opérés par le même chef, Georges Baghdi Sar, déjà connu pour les restaurants My Tannour. « On a essayé de respecter l’esprit de là-bas », affirme le gérant. « Dans un food market, deux stands sont incontournables : des burgers et de la nourriture italienne », explique Thierry Goor. Leurs plats seront vendus dans un food truck et un camion de marché.
Au total, quatorze stands de restauration vont ouvrir au sein du « Ratz », dont plusieurs autour d’une partie asiatique où « cinq chefs parmi lesquels des jeunes et des étoilés, dont Sang Hoon Degeimbre qui s’occupera de la boutique coréenne ». Chez « Ratz », les concepts food seront donc uniques en leur genre, et créés par des acteurs déjà connus de l’horeca belge. « On a voulu créer des boutiques comme on en trouve en Asie, dans les coins de rue ou comme si on était dans le souk au Liban », image le fondateur.
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Si le rez-de-chaussée est réservé à la food et aux tables pour la clientèle, comme le premier étage, le deuxième étage est consacré à la partie événementielle. D’après Thierry Goor, il est, en effet, important de se réinventer et de proposer un food market différent de ce que l’on connaît déjà sur la scène belge. « On ne part jamais de ce que l’on veut faire nous, on part de ce que veut faire le client, ce qu’il recherche. Et aujourd’hui, le client recherche les expériences », affirme-t-il.
Le « Ratz » va donc proposer un concept de « eatertainment », un croisement avec le « eat », la nourriture, et le « entertainment », le divertissement. Pour ce faire, le deuxième étage sera consacré à des expositions, des happennings, un comedy club, des rencontres autour du design ainsi qu’une mini-salle de cinéma. « Dix week-ends sont déjà réservés pour des vintage markets », annonce-t-il à La Libre.
Le fondateur assume vouloir frapper fort, dans ce quartier d’Ixelles où l’horeca se redynamise. Il vise notamment, comme cœur de cible, les jeunes de 18 à 25 ans, qui ne constituent pas forcément la clientèle habituelle des food markets. Après trois ans d’élaboration, « Ratz » ouvrira donc ses portes au public, à partir de ce jeudi 19 février.