Gaëtan Willemsen

Par Gaëtan Willemsen

Publié le 03 juillet à 14h32

Le restaurant Le Lodge, à Wépion, a été détruit par un incendie il y a un mois, mais toute l’équipe a été sauvée car elle a pu continuer de travailler ailleurs. Une histoire de résilience, de débrouillardise et de solidarité. Un reportage de Bérengère Devos.


Le 22 mai dernier, un an seulement après sa rénovation, le restaurant Le Lodge à Wépion était victime d’un incendie. Les locaux sont inutilisables et les 100 réservations attendues les jours suivants ont été perdues.

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La brasserie « Le Lodge » victime d’un incendie à Wépion

Mais à peine deux semaines plus tard, toute l’équipe du Lodge était à nouveau au travail, 6 kilomètres plus loin, à l’Aquaplane. Il s’agit d’un restaurant inoccupé depuis quelques mois et que le patron a proposé de louer à l’équipe du Lodge. « J’avais 30 membres de personnel donc il fallait retrouver un boulot pour eux », témoigne l’ancien exploitant du Lodge, Grégory Jorion.




Toute l’équipe déménage à l’Aquaplane

Une aubaine pour toute l’équipe, qui se retrousse les manches. Car ils doivent déménager tout un restaurant et s’adapter à un nouvel endroit. « Nouvelle cuisine, nouvelle structure de travail. Notre équipe s’adapte au fur et à mesure », explique Vincent Putrino.

Chef de salle du Lodge, c’est lui qui a repris les manettes en devant le gérant du nouveau restaurant pour permettre à son personnel de conserver son salaire. « Je prends l’exemple de mon chef de cuisine, Pierre. Ça fait 15 ans qu’il est avec nous, il a eu mille et une demandes entre-temps et il n’a laissé personne. Il a fait partie de la nouvelle équipe parce qu’il n’a pas voulu quitter le navire. Je trouve ça très honorable de sa part. Ils ont été à peu près tous solidaires pour dire : on te suit quoi qu’il arrive », se réjouit-il.

Les clients ont suivi

Un élan de solidarité est aussi né parmi les clients. « J’ai trouvé ça vraiment hypertouchant. Les gens nous disaient : on vient pour vous soutenir. Même pas pour savoir ce qu’il y a à la carte, donc c’est super valorisant », estime Vincent Putrino.


Le personnel, lui, s’adapte. Il sert à l’Aquaplane tout en gardant l’esprit du Lodge. « On les a ramenés du Lodge, on les a sauvés parce que c’est quand même plus élégant », explique Edgar Géminal, serveur au restaurant, en montrant les verres à eau. « Il n’y avait pas le matériel qu’il fallait ici, donc on a dû ramener des choses à nous. On a ramené nos couverts, notre matériel. On a tout réaménagé ici, on a ramené notre cave à vin. On a dû refaire une carte et on a ramené nos vins à nous. »

Une solution reste à trouver entre septembre et janvier

L’équipe restera à l’Aquaplane jusqu’au mi-septembre puis devra trouver un autre établissement jusqu’à début janvier, où elle pourra alors retrouver son chez-soi une fois que les travaux seront terminés.



Namur (prov. de Namur)