LES DERNIERES INFOS:

Nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban

Iran: l’ancien président russe Medvedev se recueille devant la dépouille de Khamenei

Le chef de la diplomatie des talibans rend aussi hommage à Khamenei

Le Premier ministre du Pakistan rend hommage à Khamenei

Iran: le président Pezeshkian se recueille devant la dépouille de Khamenei

Le président iranien Massoud Pezeshkian s’est recueilli vendredi devant la dépouille d’Ali Khamenei en compagnie de membres du gouvernement dont l’influent Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et chef de l’équipe de négociation iranienne.

Des images de la télévision d’État montrent Massoud Pezeshkian prier devant le cercueil de l’ancien guide suprême sur lequel un turban noir est posé.

Iran: première apparition depuis la guerre du chef des Gardiens de la Révolution

Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, s’est recueilli à Téhéran devant la dépouille d’Ali Khamenei, sa première apparition publique depuis la guerre déclenchée en février, selon des images diffusées vendredi par les médias iraniens.

Discret depuis le début de la guerre, probablement pour éviter d’être assassiné comme son prédécesseur, Ahmad Vahidi pose la main sur le cercueil et prie, d’après une photo relayée par l’agence de presse Fars.

Le corps du guide suprême Khamenei est arrivé sur le lieu de ses funérailles à Téhéran

Le corps de l’ancien guide suprême iranien Ali Khamenei est arrivé vendredi dans le complexe religieux de Téhéran où se dérouleront ses funérailles d’une ampleur inédite, quatre mois après sa mort dans une frappe israélo-américaine.

Les autorités attendent entre 15 et 20 millions de participants rien qu’à Téhéran pour cet hommage national de trois jours, qui commence à partir de samedi et se veut une démonstration de force après la guerre de près de 40 jours qui a tué de nombreux hauts dirigeants et des milliers de civils.

Le cercueil d’Ali Khamenei, enveloppé dans un drapeau aux couleurs de l’Iran, est arrivé dans l’enceinte de la Grande Mosalla, un vaste complexe religieux de la capitale, selon des images diffusées par l’AFP.

Ses murs sont couverts de grands portraits de l’ayatollah Khamenei, qui a été guide suprême pendant trois décennies, de drapeaux noirs en signe de deuil et de drapeaux rouges, symbole du martyre et de la vengeance.

A l’entrée de la mosquée où sera exposée la dépouille de l’ayatollah, ouvriers et secouristes s’affairaient en pleine chaleur aux derniers préparatifs, selon une équipe de l’AFP qui a eu un rare accès.

« Les gens vont venir de tout l’Iran. Il y aura énormément de monde », souffle Hossein Moghadassi, un employé de 43 ans, alors que certains devraient commencer à patienter dès vendredi soir en attendant l’ouverture des portes à 06H00 samedi (02H30 GMT).

Le complexe de la Mosalla, conçu pour accueillir les grandes prières du vendredi, commémorations officielles et rassemblements religieux, restera ouvert jour et nuit jusqu’à lundi.

Un cortège transportant la dépouille d’Ali Khamenei défilera ensuite dans les rues de Téhéran, avant de gagner mardi la ville sainte de Qom.

Côté dignitaires, des dirigeants et responsables d’une trentaine de pays, principalement voisins, sont attendus, dont l’ancien président russe Dmitri Medvedev et le Premier ministre pakistanais Shebaz Sharif. La Chine sera représentée par un haut responsable du Parlement, He Wei.

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Voici ce que l’on savait jeudi de la situation au Moyen-Orient:

Ce qui a été approuvé

D’après l’agence officielle iranienne Irna, les discussions ont permis d’aboutir à un accord permettant à l’Iran d’acquérir des produits dont il a besoin avec une partie de ses avoirs gelés au Qatar.

Les parties ont également approuvé l’instauration d’un canal de communication pour signaler et recenser les éventuelles violations du protocole d’accord.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, présent au Qatar et cité par Irna, a déclaré que « plusieurs sujets liés à la dépense d’une partie des six premiers milliards de dollars (de fonds) avaient été examinés », en référence à une partie des recettes pétrolières de l’Iran, bloquées en raison des sanctions.

Reprise des pourparlers techniques entre Téhéran et Washington à Doha: « La dénucléarisation de l’Iran avance bien »

Sans détailler le contenu des négociations, les ministères des Affaires étrangères du Qatar et du Pakistan, pays médiateurs, ont salué « des progrès positifs ». Donald Trump, qui avait dépêché mardi au Qatar ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner, a lui évoqué de « très bonnes réunions ».

Une source proche des négociations a indiqué à l’AFP sous couvert d’anonymat qu’elles s’étaient concentrées sur des dispositions concernant Ormuz, tandis que la question nucléaire devrait faire l’objet de discussions ultérieures plus approfondies.

Des pourparlers de haut niveau s’étaient tenus entre les deux pays fin juin en Suisse mais depuis les frappes américaines sur son sol la semaine dernière, Téhéran refuse les discussions directes.

Reprise après les funérailles de Khamenei

Doha et Islamabad ont indiqué que les négociations reprendraient après les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei, débutant samedi à Téhéran et qui dureront six jours.

Les obsèques de l’ex-guide suprême, tué le 28 février au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, étaient initialement prévues début mars, mais avaient été reportées en raison de la guerre.

L’Iran va enterrer Ali Khamenei et appelle à venger sa mort

L’influent Mohammad Bagher Ghalibaf, chef de l’équipe de négociation iranienne et président du Parlement, a appelé les Iraniens à y participer en masse.

Les autorités attendent entre 15 et 20 millions de personnes rien que dans la capitale.

On ne sait si le fils d’Ali Khamenei, Mojtaba, qui lui a succédé début mars, y participera, alors qu’il n’est pas apparu en public depuis sa désignation.

Et sur le terrain?

Le détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures, figure parmi les principaux points de discorde.

Il n’y a pas eu d’attaques de navires ces derniers jours mais cette voie maritime concentre les tensions.

L’Iran répète vouloir imposer un droit de passage, une mesure jugée inacceptable par les Etats-Unis.

Lors d’une réunion à Bahreïn, des responsables de la défense de 12 pays, principalement du Golfe, ont « souligné leur engagement commun en faveur de la libre circulation du commerce » dans le détroit, a indiqué mercredi sur X le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Comment l’Iran négocie et pactise avec le « diable » américain

Ormuz est « placé sous le commandement de l’Iran, non du Centcom », a rétorqué sur X Kazem Gharibabadi.

Sur le front libanais, l’armée israélienne a dit jeudi avoir tué, dans ce qu’elle qualifie de « zones de sécurité », une personne présentée comme un membre du Hezbollah pro-iranien, assurant qu’elle représentait « une menace immédiate pour les soldats ».

Téhéran a exigé d’inclure le Liban dans les pourparlers, alors qu’Israël occupe une partie du sud du pays.

Dans un processus diplomatique parallèle, un accord-cadre pour une « paix durable » a été signé la semaine dernière à Washington entre Israël et le Liban. Il conditionne un retrait d’Israël au désarmement du Hezbollah, qui s’y refuse.

Le texte prévoit aussi de confier progressivement à l’armée libanaise le contrôle dans le sud de « zones pilotes » dans le but d’y permettre à terme le retour des civils, mais Beyrouth attend que l’armée israélienne commence son retrait.