Le 23 juin, le parquet de Paris a classé sans suite l’enquête visant Adriana Karembeu pour soustraction aux obligations parentales, après un signalement de son mari fait en mars et complété en mai.

La procédure de divorce entre l’ex-mannequin star de 54 ans et M. Ohanian, mariés en 2014, est acrimonieuse.

Les époux se sont notamment accusés à tour de rôle d’avoir exposé leur fille à des contenus à caractère sexuel, via des supports numériques, comme l’Ipad de l’enfant resté synchronisé à celui d’un parent ou le téléphone de l’autre adulte avec lequel l’enfant jouait, selon des sources proches du dossier.

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« Malgré le classement sans suite rendu » avec une issue « favorable à Mme Karembeu sur l’ensemble des points examinés, M. Ohanian a choisi de poursuivre son acharnement judiciaire contre la mère de sa fille en engageant une nouvelle procédure fondée sur les mêmes allégations », ont dénoncé les avocates de l’ex-mannequin, Mes Maeva Zampori et Nathalie Tomasini, sollicitées par l’AFP.

« Cette nouvelle offensive judiciaire interroge d’autant plus qu’elle conduit à mobiliser, une fois encore, les moyens de la justice pour des faits déjà examinés, dans un contexte où les juridictions font face à une surcharge chronique et où les ressources judiciaires devraient être consacrées aux affaires qui le nécessitent réellement », ont-elles ajouté.

Soulignant qu’une plainte allait être déposée contre M. Ohanian pour « dénonciation calomnieuse », Me Tomasini a estimé auprès de l’AFP que l' »acharnement » de M. Ohanian « affecte psychologiquement l’enfant » et Adriana Karembeu, qui « a peur pour sa fille ».

Selon ses avocates, « dans le cadre de la procédure de divorce en cours, Mme Karembeu a déjà produit des éléments établissant qu’elle a consacré davantage de temps à leur fille que son époux ».

Des affirmations que conteste M. Ohanian, 71 ans. L’avocate de ce dernier souligne que « les pièces versées aux débats et de très nombreuses attestations démontrent précisément l’inverse » et que l’enfant réside habituellement à Marrakech chez son père, où elle est scolarisée.